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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 15:48

                                                          H O R I Z O N

                                       Association culturelle et artistique

 

         PALMARES DU GRAND PRIX DE POESIE 2016

                   DE LA VILLE D’AIX EN PROVENCE

 

Grand Prix de Poésie de la Ville d’Aix en Provence

Madame Eliane ESNEU-BOUTRUCHE, de St Martin des Champs, dans la Manche, pour « reverrons-nous Palmyre » et « Verdun » en Poésie Classique.

 

Poésie Classique

                                               Prix Roi René

Monsieur Roger JIMENEZ, de Durtol dans le Puy de Dôme,  pour « Les Voix intérieures ».

                                                Prix Mirabeau

Monsieur Guy VIELFAULT, de Croissy-Beaubourg, en Seine-et-Marne, pour « Le Pont au Change » .

                                               Prix Sextius 

 Monsieur André PELISSERO , La Destrousse, dans les Bouches-du-Rhône, pour « Obnibulé par la richesse »

 

Poésie régulière contemporaine et néoclassique

                                               Prix Rotonde

Madame Marie Rose VALOT, de St Michel en l’Herm, en Vendée, pour « Prima ».

 

                                               Prix Quatre Dauphins

Monsieur Sébastien MAYOT, de St Etienne dans la Loire, pour « Le secret d’une jeune fille ».

 

                                               PrixFontaine d’Argent

Monsieur Gérard DEVEZE, de Maraussan, dans l’Hérault, pour « « Ma chance ».

 

Poésie Libérée

                                               Prix Sainte Victoire

Monsieur Dominique SIMONET, de La Flèche dans la Sarthe, pour « Ecrire ».

                                               Prix de Luynes

Monsieur Guy le HULUDUT, de Pornic, en Loire-Atlantique, pour « « Le bonheur simple ».

 

                                               Prix Vauvenargues

Monsieur André PELISSERO , La Destrousse, dans les Bouches-du-Rhône, pour « Les saisons de l’âme Poète ».

 

Prix « Henri-Bernard ABRAN » Jeunes Poètes de 16 à 18 ans  

Mademoiselle Alice THOUILLEUX , de Pontgibaud, dans le Puy de Dôme,  pour  «La chair d’Oedipe ».

 

 

Grand Prix de Poésie de la Ville d’Aix en Provence

Madame Eliane ESNEU-BOUTRUCHE, de St Martin des Champs, dans la Manche, pour « reverrons-nous Palmyre » et « Verdun » en Poésie Classique.

 

Reverrons-nous Palmyre

 

Reverrons-nous encor, jadis luxuriante,

La perle du désert, grand site réputé,

Que dorait le soleil, chaque soir, en été,

Derrière les palmiers, dans l ‘oasis riante ?

 

Vers ce somptueux lieu, le regard s’oriente ;

Etrange nécropole, écrin tant convoité !

Les temples et les tours trônent avec fierté,

Quel passé glorieux ! Quelle odeur ambiante !

 

Sur les pavés anciens, là, j’ai posé mes pas ;

Dans la ville endormie à l’heure du trépas

Que deviendront demain les vestiges mythiques ?

 

Palmyre entends, ce soir, mes souhaits fraternels,

Je pleure en longs sanglots sur les ruines antiques,

Un riche patrimoine aux mains des criminels.

 

 

 

Verdun

 

L’on fête cette année un premier centenaire

De l’effroyable guerre aux stigmates troublants

Qui fit du paysage un spectacle lunaire.

 

Chaque armée affronta les combats virulents,

Les rafales d’obus, ravages des tranchées

Et par milliers, des morts ; de bien tristes bilans.

 

Pour défendre à tout prix les bâtisses perchées,

Partout régnait le bruit de la poudre et du fer,

Une vaine offensive et des troupes fauchées.

 

Que de corps enterrés dans ce terrible enfer !

Le lieu garde en son sein la plaie encor béante

D‘un odieux conflit guidé par Lucifer.

 

Des squelettes nombreux dans la fosse géante !

Les poilus gisaient là comme des oubliés,

Une misère atroce, atmosphère puante.

 

Tout est ruine, désastre, et beaucoup d’estropiés,

Les coteaux verdoyants ont perdu tous leurs charmes,

Les hommes, la nature, ensemble humiliés.

 

Face à l’affreux carnage, en déposant les armes,

Ahuris, les soldats implorèrent le ciel

D’accorder le pardon puis versèrent des larmes.

 

Pour les tendres époux, quelle lune de miel !

En laissant à la veuve une trainée amère,

Le chemin de la vie a pris odeur de fiel.

 

Parmi tous les héros, le marie de grand-mère.

 

 

 

 

 

Poésie Classique

 

 

                                               Prix Roi René

Monsieur Roger JIMENEZ, de Durtol dans le Puy de Dôme,  pour « Les Voix intérieures ».

 

Les voix intérieures

 

Le regard assombri de ce vieil homme amer

Renait quand de l’enfant la prunelle badine.

Son cœur qui jusque là ne battait qu’en sourdine,

Retentit aux appels du petit loup de mer.

 

L’Ange sur ses genoux, peinture de Vermeer,

Superflus sont les mots du coeur en gélatine.

L’homme écoute attendri cette œillade mutine,

Et répond aux assauts d’un coup d’œil outremer.

 

S’accordant d’un amour aux accents sans parole,

Ils s’étreignent ardents pour former la corolle

Quand se ferme la fleur dans un élan des bras.

 

La paupière avachie et le regard humide,

Le vieillard confondu, poussé dans l’embarras,

Se laisse aller discret, en un baiser timide.

 

 

 

 

                                               Prix Mirabeau

Monsieur Guy VIELFAULT, de Croissy-Beaubourg, en Seine-et-Marne, pour « Le Pont au Change » .

 

Le Pont au Change

 

Bien avant nous, sais-tu mon ange,

Combien d’amants depuis l’an Mil

Près de la Seine au vert babil

-Damoiseaux ou filles de fange –

Ont dansé sur le Pont au Change ?

 

Amadoueurs au beau serment

Combien, aux pas de la gaillarde,

D’une belle dont le cœur arde,

Frappant du pied le pavement

Turent l’émoi d’un baisement ?

 

Lorsque pavane ou saltarelle

Scandait les voltes des jupons,

Seigneurs et gueux, fiers ou capons,

Investissaient la passerelle

Pour forlancer la jouvencelle.

 

Insoucieux du lendemain,

Ils ont dansé, le cœur en fête,

Dansé jusqu’à perdre la tête

(Enjambant le fleuve en chemin)

De Saint Jacques à Saint Germain.

 

Bien après nous, vois-tu mon ange,

Que les étés soient bleus, soient gris,

Les fous d’amour ou mal épris

En une pérenne phalange

Danseront sur le Pont au Change.

 

 

 

Prix Sextius 

 

Monsieur André PELISSERO , La Destrousse, dans les Bouches-du-Rhône, pour « Obnubilé par la richesse »

 

Obnubilé par la richesse

 

Les financiers mènent la danse,

Par leur mainmise sur les cours,

Mettent la Terre en dépendance,

La dépouillent de ses atours.

Malgré ses appels : »Au secours ! »,

Chacun pille, avec allégresse,

Bourses, œuvres d’art et basses-cours

Obnubilé par la richesse.

 

Les règles de bonne intendance,

Que l’on ne suit, las, pas toujours,

Devraient conduire à la prudence

Et protéger les alentours.

Mais l’on attaque sans détours

La mer, le sol, notre jeunesse

Dont on se moque du parcours,

Obnubilé par la richesse.

 

Certains, vivant dans l’opulence,

N’aiment pas les topinambours,

Pour le caviar n’ont d’appétence

Qu’accompagné de petits fours.

Mais à glisser sur du velours

Va devenir une prouesse

Pour le cortège de vautours

Obnubilé par la richesse !

 

ENVOI

 

Peuple ! Un matin, de tes cris sourds,

Surgira l’ardeur vengeresse,

Du nant brisant les beaux jours,

Obnubilé par la richesse !

 

 

 

Poésie régulière contemporaine et néoclassique

                                               Prix Rotonde

Madame Marie Rose VALOT, de St Michel en l’Herm, en Vendée, pour « Prima ».

 

Prima

 

L’homme et son épagneul marchent dans le soleil,

Complices de légende unis à la nature,

Ils mêlent à leurs pas l’instinct et l’aventure

Parcourant la forêt tous les sens en éveil.

 

Aux fourrés broussailleux, perpétuant sa race

Le chien et à l’arrêt mais s’affaisse soudain,

La vipère fut vive et son regard s’éteint …

Le néant apparait, il a perdu la trace.

 

Le maître court alors plus vite que le temps,

Plus vite que la mort dans sa marche certaine,

Il détruit le poison qui coule dans la veine,

Il veut rendre le souffle à l’ami de dix ans.

 

Il appelle prima qui tremble à ses caresses,

La paupière levée mais son regard perdu

Lui arrache un sanglot à son cœur suspendu…

Fidèle compagnon des amours chasseresses.

 

 

 

 

                                               Prix Quatre Dauphins

Monsieur Sébastien MAYOT, de St Etienne dans la Loire, pour « Le secret d’une jeune fille ».

 

 

Le secret d’une jeune fille

 

C’est une jeune fille. A sa joue il y a

Ce rose printanier du vieux magnolia

Et son front gracieux a le blanc de l’enfance.

Partout où elle va, le rire la devance

Tant le bonheur pétille au fond des yeux gamins ;

Les fleurs semblent s’ouvrir quand y passent ses mains

Et la ronce et l’ortie ont l’air d’être des roses.

Les oiseaux de l’étang vont écouter les choses

Qu’elle souffle tout bas ; et les roseaux penchés,

Gardent sur leurs épis les secrets accrochés.

 

Mais la jeunesse passe. On n’est plus jeune fille

Un jour. Et son cœur bat, son front rit, son œil brille

Pour les charmes nouveaux d’un aimable garçon.

Alors, sur le rivage encore en plein frisson

Où vacille toujours l’herbe à peine foulée

Et s’éteignent les feux d’une nuit étoilée,

Les roseaux confidents se changent en plumeaux

Et caressent les bords pour couvrir les doux mots ;

Tandis qu’au bord de l’eau, le cygne, discret, nage,

Tout tremblant du secret qu’il porte en son plumage,

Les premiers souvenirs d’un soir étourdissant,

Et va cacher dans l’eau quelques gouttes de sang…

 

 

 

                                               PrixFontaine d’Argent

Monsieur Gérard DEVEZE, de Maraussan, dans l’Hérault, pour « « Ma chance ».

 

 

 

Ma chance

 

S’endormir chaque soir, au contact de sa main,

S’éveiller le matin sur son plus beau sourire ;

Retrouver dans ses mots l’espoir du lendemain,

Le rite quotidien prêt à se reproduire.

 

Sous les affres du temps ne voir que la beauté,

Celle de ses vingt ans que prolonge un mirage,

Avec tous les égards à la fragilité

D’un bonheur que ses yeux préservent d’un naufrage.

 

Goûter à chaque instant le plaisir d’échanger,

Nos rires, nos propos, de meubler le silence,

Avec le sentiment de bien les partager,

En parfaite harmonie : un choix pour fer de lance !

 

Marcher, main dans la main, confortée par les ans,

D’un élan bien plus sûr qu’un amour de jeunesse,

Nos êtres s’unissant par des liens transcendants :

Le soleil quotidien d’une heureuse vieillesse.

 

Qui prétend que l’amour s’érode avec le temps ?

Alors que, bien souvent, l’âge le bonifie,

Le soude à tout jamais, par des efforts constants,

Enrichis du « savoir » lequel le glorifie.

 

 

 

 

 

Poésie Libérée

                                               Prix Sainte Victoire

Monsieur Dominique SIMONET, de La Flèche dans la Sarthe, pour « Ecrire ».

 

               Ecrire

Ecrire … C’est ramasser les feuilles

        Des souvenirs enfuis

     Ballotés par les vents

    Traversant l’existence.

 

Ecrire … c’est confier les secrets

       Blottis dans sa mémoire

       Comme on donne la clé

     Du plus grand des trésors.

 

 

Ecrire … C’est partager son âme,

     L’offrir à ceux qu’on aime

     Dans un bouquet de mots

      A la beauté des roses.

 

Ecrire … C’est fuir la solitude

     Qui guette à la fenêtre

   Dans les saisons de brume,

     De tempête ou de froid.

 

Ecrire … C’est crier en silence

     Pour tous les enfermés

      Derrière les barreaux

    Des prisons d’injustice.

 

Ecrire … C’est lutter pour survivre,

     Aider son cœur à battre

  Pour vaincre tous les maux,

      Oublier la souffrance.

 

Ecrire … C’est créer un tableau,

   Repeindre l’arc-en-ciel,

    Poser avec sa plume

  Des touches d’espérance.

 

 

                                               Prix de Luynes

Monsieur Guy le HULUDUT, de Pornic, en Loire-Atlantique, pour « « Le bonheur simple ».

 

Le bonheur simple

 

 

Dire simplement toutes choses,

L’hirondelle fauchant le ciel,

Une main douce sur l’épaule,

La blondeur d’un pain croustillant,

La margelle fraîche du puits

 

Et ton sourire mon amour !

 

Dire simplement toutes choses,

Une aube tendre comme un miel,

La feuille tremblante du saule,

Un verre de vin sémillant,

Le bel or du millepertuis

 

Et tes yeux saphir, mon amour !

 

Dire simplement toutes choses,

Des mots doux en flot torrentiel,

Un cœur joyeux d’être en sa geôle,

Le crépuscule chatoyant,

Une caraque en un pertuis

 

Et un simple bonheur pour deux !

 

Juste un simple bonheur pour deux !

 

Mais un très vrai bonheur pour deux !

Et pour … Qui sait ? … même un peu plus …

 

 

 

 

                                               Prix Vauvenargues

Monsieur André PELISSERO , La Destrousse, dans les Bouches-du-Rhône, pour « Les saisons de l’âme Poète ».

 

Les saisons de l’âme Poète

 

J’aime les bourgeons entrouverts

Papillonnant en farandole

Quand le serin

Vient de son trille

Fêter le retour du Printemps.

 

Bonjour, les blés de Messidor !

Ondoyant, fin mûrs, sous la brise,

A l’heure où la chaleur torride

Endort la plaine,

En robe d’or.

 

Adieu la vigne

En ta splendeur !

Tes tons ocrés qui me ravissent

Font, vers l’Automne qui s’éclipse,

A la nature un vrai décor.

 

Pitié pour les bouleaux frileux

Qui, l’hiver,

D’argent, se constellent

De filigranes irisés

Brodant les branches nues

De guipure de givre.

 

Laissons rêver l’âme poète

Qui s’émerveille au gré du temps

Du poudroiement soyeux d’une aurore en goguette

Ou d’un ciel orageux

Qui déchire l’éclair.

 

 

Prix « Henri-Bernard ABRAN » Jeunes Poètes de 16 à 18 ans  

Mademoiselle Alice THOUILLEUX , de Pontgibaud, dans le Puy de Dôme,  pour  «La chair d’Oedipe ».

 

La chair d’Oedipe

 

Aux torrents de chairs figées naissants de notre union ;

Aux rubans écarlates qui nous enserrent, liens du sang ;

Au père évincé, déchiré par les nœuds brûlants ;

J’implore le pardon.

 

Aux dieux réprobateurs qui me guidèrent pour ma perte ;

Au bonheur à tête de lion qu’ils placèrent sur mon chemin ;

A sa solitude latente, celle que l’on appelle destin ;

J’évoque la funeste perte.

 

A la femme désirée, veuve sous mon empire ;

Brûlante sous mon emprise, coupable entre mes bras ;

A la candeur des soupirs tressaillant dans sa voix ;

J’aime pour le pire.

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Published by AixHorizon
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