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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 16:05

Les roses du cœur

 

 

Aux quatre coins de la tendresse

Embaument d’éternels jardins,

Nos souvenirs font leur richesse

Espoirs et peines pour écrins.

Moi, car longtemps mes yeux badins

N’ont vu que la beauté des choses,

De ses périples enfantins

Mon cœur ne garde que les roses.

 

Qu’elle fut courte ma jeunesse

Près du rivage aux sables fins

Où ricochaient dans l’allégresse

Angélus et chants de marins !

L’âme et le corps se font mutins,

Vient le temps des métamorphoses…

De prudes émois clandestins

Mon cœur ne garde que les roses.

 

Désir, étreinte, une promesse,

Baisers aux douceurs de satins…

Comment vivre sans cette ivresse

De crépuscules en matins ?

S’il n’est point d’amours sans chagrins

Ni d’amitiés sans ecchymoses,

De leurs disettes et festins

Mon cœur ne garde que les roses.

 

envoi

 

Visages de tous chemins,

Je pense à vous paupières closes ;

Des jours qui firent nos destins

Mon cœur ne garde que les roses.

 

 

Maryse Pengrech-Abran

 

 

 

 

 

 


L'aïeule

 

 

 

Aïeule au fin sourire à peine coloré,

Vous mesurez demain, parfois bien solitaire !

La photo de l'époux, sur le buffet ciré,

Fait battre la chamade à votre gorge claire.

 

Quand défaillent vos doigts, sous l'effort, douloureux,

Ne blâmez pas ce corps, source de maux et plaintes,

Voluptueux jadis et qu'un chantre amoureux,

Dans l'ombre, idolâtra sur de folles complaintes.

 

Empreints dans les feuillets de votre vieux missel,

Des cheveux et des fleurs, chaque nuit trop amère,

Cueillent vos souvenirs sur un bleu carrousel

A travers cent saisons où l'amour vous fit mère.

 

 

 

Maryse Pengrech-Abran

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Published by AixHorizon
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