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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 18:06

GRAND PRIX DE POESIE DE LA VILLE D’AIX EN PROVENCE

Session 2016

Concours organisé par l’Association Artistique et Culturelle

H O R I Z O N

Sous le haut patronage et avec la participation de la Ville d’Aix-en-Provence

Règlement

Article1 : Le Concours du grand Prix de Poésie de la Ville d’Aix-en-Provence est ouvert à tous les poètes de langue française, du 15 mai au 1er octobre 2016 (date limite des envois) à l’exclusion des membres de l’association Horizon, organisatrice du concours.

Article 2 : Le nombre de poèmes est limité à 3 par catégorie. Ils devront être impérativement inédits sous peine de voir le candidat exclu du palmarès, et ne pas compter plus de 28 lignes ou vers (sauf pour certaines formes de Ballades en poésie classique) dactylographiés en caractères courants au recto seulement (un seul texte par feuille) en trois exemplaires sur papier blanc de format A4 vertical (21 x 29,7 cm).

Article 3 : Les candidats sont invités à concourir dans une ou plusieurs des catégories suivantes : Classique, Néoclassique, Libérée, Jeune Poète (de 16 à 18 ans inclus, de 13 à 15 ans inclus, moins de 13 ans)

Catégorie N° 1 : Poésie classique (Prix du Roy René, Prix Mirabeau, Prix Sextius) :

Pas de thème imposé. Les candidats devront respecter strictement les règles de la poésie classique. Si un candidat propose, dans cette Catégorie Classique, un, deux ou trois poèmes avec des formes fixes, il devra s’en tenir aux formes fixes suivantes : sonnet, estrambot, rondeau, rondel, terza-rima, ballade, triolet, villanelle, pantoum. Le jury sera attentif aux hiatus, échos de césure, fausses rimes, alternances, et bien évidemment au sujet traité dans le poème.

Catégorie N° 2 : Poésie Néoclassique (Prix Rotonde, Prix des Quatre dauphins, Prix Fontaine d’Argent) : pas de thème imposé. Forme régulière admettant quelques licences liées à l’évolution du langage et de l’écriture (hiatus non disgracieux, diérèses, pauses variables etc).

Catégorie N° 3 : Poésie libre, libérée ou prose poétique (Prix Sainte Victoire, Prix de Luynes, prix Vauvenargues) : Pas de thème imposé. Pour cette forme, le rythme et la qualité littéraire des textes seront les éléments de décision du jury.

Catégorie N° 4 : Jeune Poète de 16 à 18 ans inclus (prix Horizon) : Pas de thème imposé. Age moins de 19 ans au 1er octobre 2016. Sans catégorie précise, trois textes au maximum respectant les directives du présent règlement.

Catégorie N° 5 : Jeune Poète de 13 à 15 ans inclus (prix Henri-Bernard ABRAN) : Pas de thème imposé. Age moins de 16 ans au 1er octobre 2016. Sans catégorie précise, trois textes au maximum respectant les directives du présent règlement.

Catégorie N° 6 : Jeune Poète de moins de 13 ans (prix Petit Prince) : Pas de thème imposé. Age moins de 13 ans au 1er octobre 2016. Sans catégorie précise, trois textes au maximum respectant les directives du présent règlement.

Article 4 : Le Grand Prix de la Ville d’Aix-en-Provence récompensera le lauréat dont plusieurs textes auront été distingués par le jury pour leur qualité poétique et prosodique (toutes catégories confondues).

Article 5 : Pour préserver l’anonymat, les textes ne devront comporter aucun signe distinctif (pas de caractères colorés, titre enjolivé, lettrine, « clipart », etc). Un numéro d’ordre leur sera attribué par les organisateurs.

Noter clairement en haut à gauche la catégorie choisie Rappel : catégorie N°1: Classique (Pour cette catégorie , préciser lorsqu’il s’agit d’une forme fixe : sonnet, estrambot, rondeau, rondel, terza-rima, ballade, triolet, villanelle, pantoum.),

Catégorie N°2: Poésie Néoclassique, Catégorie N°3: Poésie libre, libérée ou prose poétique, Catégorie N°4 : Jeune Poète de 16 à 18 ans, Catégorie N°5: Jeune Poète de 13 à 15 ans, Catégorie N°6: Jeune Poète de moins de 13 ans …

Article 6 : Droits de participation : 8 Euros par catégorie, (Rappel, vous pouvez envoyer de un à trois poèmes au maximum par catégorie).

Sauf pour les catégories Jeune Poète : 4 Euros par catégorie ( pour trois textes au maximum par catégorie).

Règlement par chèque exclusivement (postal ou bancaire) à l’ordre de HORIZON sans autre mention.

Ni mandat ni espèces.

Article 7 : Le dossier de participation devra comporter :

-les textes,

-le chèque de règlement des droits de participation,

-deux enveloppes affranchies libellées à l’adresse du candidat

-une enveloppe sur laquelle seront inscrits uniquement : les catégories (catégorie N° 1 : Classique, Catégorie N° 2 : Poésie néoclassique, Catégorie N° 3 : Poésie libre, libérée ou prose poétique, Catégorie N° 4 : Jeune Poète de 16 à 18 ans, Catégorie N° 5 : Jeune Poète de 13 à 15 ans, Catégorie N° 6 : Jeune Poète moins de13 ans …) et les titres des œuvres dans chacune d’elles.

Dans cette enveloppe seront mentionnés sur une même feuille :

-les nom et prénom du candidat (préciser monsieur, madame ou mademoiselle : important pour l’édition des diplômes),

-son adresse et, facultativement, son numéro de téléphone ou E-mail,

-un rappel des catégories choisies et des titres des œuvres présentées.

-Pour les catégories Jeune Poète, joindre impérativement une photocopie de la carte d’identité.

Dossier à envoyer avant le 1er octobre 2016 sous pli non recommandé à :

André ROUY

23 résidence Saint Benoit 101, avenue Henri Mauriat 13100 Aix-en-Provence

Article 8 : Remise des Prix :

-le Palmarès sera proclamé au plus tard le 31 décembre 2016.

-les lauréats seront avisés personnellement et conviés à la cérémonie de Remise des Prix qui aura lieu fin janvier 2017 à Aix en Provence, dans les salons de l’Hôtel de Ville, (éventuellement dans un autre lieu si les mesures liées à l’état d’urgence sont toujours en place à cette date)

-des diplômes seront remis aux lauréats ainsi que des livres (dont des ouvrages de la collection « la Pléiade », éditions Gallimard).

-les poèmes des lauréats seront mis en ligne sur le blog de l’association aixhorizon.over-blog.com

-le jury s’accorde le droit de ne pas attribuer de Prix dans une catégorie dont le niveau des œuvres est jugé insuffisant. Ses décisions sont sans appel.

-la participation au concours implique l’acceptation sans réserve de tous les articles du présent règlement.

-les textes ne seront pas retournés mais détruits après la remise des Prix.

Renseignements :

André ROUY, secrétaire et gestionnaire du concours : 04.42.26.81.05

André RAMELLO, Président de l’Association : 04.42.60.96.86

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 15:36

H O R I Z O N

Association culturelle et artistique

PALMARES DU GRAND PRIX DE POESIE 2015

DE LA VILLE D’AIX EN PROVENCE

Grand Prix de Poésie de la Ville d’Aix en Provence

Monsieur Sébastien MAYOT, de Saint Etienne dans la Loire,

pour « la Croix des voyageurs», «La Citadelle des fragments, « « le Sourire des abysses » en Poésie Néo-Classique.

Poésie Classique

Prix Roi René

Monsieur Yves MUR, de Argeliers dans l’Aude , pour « J’aime le tendre de l’automne »

Prix Mirabeau

Monsieur André PELISSERO , La Destrousse, dans les Bouches-du-Rhône, pour « Je vous aime, ô sonnets »

Prix Sextius

Mademoiselle Maeva RAJAONAH, de Saint Etienne dans la Loire, pour «Depuis qu’elle est partie »

Poésie régulière contemporaine et néoclassique

Prix Rotonde

Monsieur Yves-Fred BOISSET, de Courbevoie dans les Hauts de seine, pour « Tout chagrin est espoir »

Prix Quatre Dauphins

Madame Claudine GUICHENEY, DE Langon en Gironde, pour «Depuis belle lurette »

Prix Fontaine d’Argent

Monsieur Dominique SIMONET, de La Flèche dans la Sarthe, pour « Le bonheur d’écrire »

Poésie Libérée

Prix Sainte Victoire

Madame Véronique FLABAT-PIOT, de Erquelinnes, en Belgique, , pour « Huis clos »

Prix de Luynes

Madame Paulette PANZAC, de Aix en Provence dans les Bouches-du-Rhône, pour Blessure »

Prix Vauvenargues

Monsieur Dominique SIMONET, de La Flèche dans la Sarthe, pour « Laissez la porte ouverte ! »

Prix « Petit Prince » Jeunes Poètes de moins de 13 ans

Le Prix des Jeunes Poètes de moins de13 ans n’a pas été attribué, le jury ayant estimé que les textes présentés dans cette catégorie, même s'ils ne manquaient pas d'intérêt, n'avaient pas le niveau requis pour être primés.

Grand Prix de Poésie de la Ville d’Aix en Provence

Monsieur Sébastien MAYOT, de Saint Etienne dans la Loire,

pour « la Croix des voyageurs», «La Citadelle des fragments, « « le Sourire des abysses » en Poésie Néo-Classique.

La Croix des voyageurs

Scintille, Bethléem ! étincelle, Ephrata !

Ville entre toutes sainte où l’ange s’arrêta !

Quand les rois d’Arabie entrèrent dans la ville

Montés sur leurs chameaux qui avançaient en file,

On n’entendit pas plus résonner comme bruit

Que l’écho des sabots sur le fond de la nuit.

Dans cet instant pieux, il flottait quelque chose

Qui rappelait le jour et qui sentait la rose,

Comme à l’aube divine où s’ouvrent dans les prés

La vie après l’hiver et les bouquets sacrés.

Tel un lierre tremblant sur un mur en décombre

Les barbes des anciens faisaient remuer l’ombre,

Et l’on ne savait pas si des rois ou des fleurs

Diffusaient ces parfums et ces pures lueurs.

Le jour et l’orient frémissaient dans leurs paumes,

Et l’on pouvait penser qu’ils étaient trois fantômes

Qui portaient leur esprit dans le creux de leurs mains ;

Trois fantômes sacrés, plutôt que des humains.

Soudain, l’un d’eux s’arrête, et les autres derrière ;

Or, observant le ciel constellé de poussière,

Les rois rangent leurs mains dessous leur habit noir

Pour rendre la nuit sombre et mieux apercevoir.

Alors, fouillant des yeux la voûte illimitée,

Se laissant entrainer sur la sente lactée,

Ces sages d’Orient, ces voyageurs, ces rois,

Aperçurent un ange emportant une croix.

Et l’on vit sous le ciel s’en aller, sans rien dire,

Les rois mages portant l’encens, l’or et la myrrhe.

La Citadelle des fragments

C‘est un bout de château sur un morceau de roche

Qui semble s’effondrer quand un oiseau l’approche.

UN coup d’aile innocent prés des mâchicoulis

Fait vaciller les murs dans de grands éboulis,

Et les toits effondrés dessous le crépuscule

Se mélangent au sol. Tout sombre, tout recule.

Tout ce qu’hier encore était entier et beau

Apparait incomplet. Tout n’est qu’un grand lambeau.

Cette guette est d’aplomb ? Cette autre tour est morte.

Quand un couloir est clos, l’autre n’a pas de porte ;

Il suffit qu’une chose aie l’air d’être debout

Pour que l’autre moitié rende boiteux le tout.

C’est une citadelle où s’attarde une peste :

Le temps.

Il flâne, il traine, il part, il vient, il reste.

Le moindre de ses pas résonne, c’est un choc ;

Il aime que son pied racle fort sur le roc ;

Il aime s’enrouler sur les piliers de marbre

Et chasser un pavé pour faire éclore un arbre,

Briser les lits d’amour où s’aimaient les amants,

Edenter les créneaux, semer leurs noirs fragments,

Faire germer le lierre au milieu d’une armure

Pour mêler au passé l’oubli de la nature,

Et laisser expirer sous son pas chancelant

Un monde sombre et pâle où tout est noir et blanc.

Le voyez-vous passer, ce Temps épouvantable

Qui entre sans frapper et vient à votre table ?

C’est lui qui, monstrueux, passe une main distraite

Des blasons sans couleur aux chevaliers sans tête.

Le sourire des abysses

Celui qui sur le quai se promène devant

L’océan, où grandit une vague incertaine,

Dira les yeux aux ciel : « Tout cela, c’est le vent. »

Mais aura-t-il raison ? A peine.

Ceux qui voguent au large et portent sur leurs reins

Toutes les mers, tous les enfers, tous les abîmes,

Ces hommes d’équipage et qu’on nomme marins

Voient les fonds plutôt que les cimes.

Le regard englouti dans ces flots remuants,

Fixant l’ombre dans l’ombre et l’ombre dans la vague,

Ils savent que, là-haut, tous ces grands craquements

Sont ceux d’un monstre qui zigzague

Plus bas, le vent n’est pas la cause : il est l’effet.

C’est un souffle qui monte, une haleine qui flotte ;

C’est un silence énorme, un grand soupir que fait

Quelque chose. Une unique note

Qui transforme en vaincus les matelots vainqueurs.

Par-dessus l’océan qui forme les ténèbres,

Et par-dessus les nuits, et les poissons moqueurs,

On voit rouler quelques vertèbres.

Et si l’on demandait aux marins : « C’est le vent ? »

A l’heure où l’univers devient une tempête,

Ils répondraient, trembleurs et d’une voix d’enfant :

« C’est le sourire d’une bête… »

Poésie Classique

Prix Roi René

Monsieur Yves MUR, de Argeliers dans l’Aude ,

J’aime le tendre de l’automne

Mes nuits respirent une muse,

Les absinthes de son boudoir,

Où de mon cœur elle s’amuse,

Sur le velours d’un accoudoir,

A la pâle lueur du soir,

Quand Octobre se fâche et tonne,

Des parfums de cet encensoir,

J’aime le tendre de l’automne …

Lorsque mon âme se refuse,

A perdre en elle tout espoir,

Je m’enivre à l’ambre diffuse,

Envoûtante du vieux manoir,

Complice de son promenoir,

Où son cœur nu se déboutonne,

Dans le désir de son œil noir,

J’aime le tendre de l’automne …

Ma soif d’aimer, dont elle abuse,

Otage de son bon vouloir,

Vole, la nuit comme une intruse,

Dans le clair-obscur d’un bougeoir,

Au corps empli de nonchaloir,

L’image d’un sein qui festonne,

Par le soyeux de son peignoir,

J’aime le tendre de l’automne …

Envoi

Prince, allons boire à l’assommoir,

Où s’étourdit mon cœur atone,.

Dans les vapeurs de son fumoir,

J’aime le tendre de l’automne …

Prix Mirabeau

Monsieur André PELISSERO , La Destrousse, dans les Bouches-du-Rhône,

Je vous aime, ô sonnets

Je vous aime, ô sonnets plus légers que la plume !

Ravis au flot soudain, tumultueux, des vers,

En rimailleur, hagard, dans l’étrange univers

Qui m’oblige, sans cesse, à l’effort sur l’enclume.

A l’heure où l’horizon, timide, se rallume,

Son calame soumis aux délices pervers,

L’aède, besogneux, les sens tout à l’envers,

Extirpe de ses mots, musique, élan, volume.

Vous êtes, tour à tour, source d’enchantement,

Chef d’œuvre pictural ou plainte de l’amant

Qui livre, au désespoir, son cruel vague à l’âme.

Le ringard s’évertue aux feux de messidor,

Lorsque, dans vos envois, l’immensité s’enflamme

Où le ciel du désert n’est que poudroiement d’or !

Prix Sextius

Mademoiselle Maeva RAJAONAH, de Saint Etienne dans la Loire,

Depuis qu’elle est partie

Depuis qu’elle est partie approcher les étoiles,

Qu’elle a pris ce navire aux éternelles voiles,

Mon cœur se berce seul, en silence, en dévot,

De la pleurer en bas, de la savoir en haut,

De la savoir flotter dans l’éther et la nue,

Jeter l’ancre au sommet d’une dune inconnue,

S’élancer dans le sable et, d’un rire muet,

Cueillir au coin du ciel une fleur de bleuet.

Depuis qu’elle est partie effleurer les nuages,

Caresser l’horizon par-delà les rivages,

La voilà devenue invisible à mon œil,

Muette à mon oreille et, prise par le deuil,

J’ai vieilli de cent ans, j’ai vieilli d’une ride,

Un sillon déposé par les lèvres du vide,

Un sillon dessiné par les doigts de la mort

Et qui marque l’enfant affligé par le sort.

Depuis qu’elle est partie, essoufflée, insoumise,

Comme l’oiseau sauvage effrayé par la brise,

Je regarde le monde au-delà de ses mers,

Au-delà de l’endroit, je regarde l’envers, ;

Et dans la nuit profonde où mon âme est éteinte

Je peux sentir son souffle et sentir son étreinte !

Depuis qu’elle est partie, il est là mon espoir :

De n’avoir eu d’adieu mais un simple au revoir !

Poésie régulière contemporaine et néoclassique

Prix Rotonde

Monsieur Yves-Fred BOISSET, de Courbevoie dans les Hauts de seine,

Tout chagrin est espoir

Le poète est celui qui filtre dans son cœur

La souffrance des uns et le bonheur des autres ;

Ses vers font un écho malheureux ou moqueur

Aux espoirs, aux chagrins, qui sont aussi les vôtres.

Le poète est l’ami des vaincus, des souffrants,

Et de ceux que la vie a mis en bout de table ;

Ses chansons valent bien le don de quelques francs,

C’est sa manière à lui d’être un peu charitable.

Le poète est l’amant des femmes sans amour,

De celles que la vie envoie en quarantaine ;

Ses quatrains valent mieux que l’ennuyeuse cour

D’un dragueur fanfaron qui court la prétantaine.

Le poète est le frère et même le jumeau

De ceux qui dans la vie ont connu le martyre ;

Ses sonnets se voudraient d’olivier le rameau

Pour chanter l’amitié aux accords de sa lyre.

Le poète est celui qui draine vers le ciel

Les chagrins, les espoirs qui parfois se confondent ;

Son passage ici-bas déverse un peu de miel

Sur cette froide Olympe où les dieux se morfondent.

Prix Quatre Dauphins

Madame Claudine GUICHENEY, DE Langon en Gironde,

Depuis belle lurette

J’ai perdu mes vingt ans depuis belle lurette…

Mais il faut espérer vivre encore longtemps

Pour composer des vers, danser au bal musette,

Profiter du présent sans compter ses printemps.

Je n’ai plus taille fine et teint de porcelaine

En ces ans révolus sur le calendrier

De face ou de profil c’est la même rengaine

Lorsque mon vil miroir s’amuse à parodier.

Je suis ce troubadour sur les chemins de l’âge

Cueillant petits bonheurs tout au long des saisons.

Les effluves de vie enchantent le voyage

Sur l’écorce terrestre aux divers horizons.

En sursis d’existence au seuil du crépuscule

Les moires de la nuit font frémir l’être humain !

L’on ne ralentit pas le temps qui s’accumule

Car les astres du ciel déterminent demain.

Prix Fontaine d’Argent

Monsieur Dominique SIMONET, de La Flèche dans la Sarthe,

Le bonheur d’écrire

De tendres souvenirs emmènent à la rime

Et composent la phrase où se tiennent les mots,

Un bijoux travaillé, les pierres qui se liment,

Un bijou idéal en un collier d’émaux.

A l’ombre d’un chagrin, lorsque tombe la pluie,

Se pose une blessure au chemin du regret

Qui veut s’offrir sa larme à la mélancolie

Où se cachent le temps et de tristes secrets.

Mais les jours de soleil apportent la lumière

Pour donner des rayons, à la plume un élan,

Les tendres coloris de la rose trémière

Et l’éclat de l’amour sans nul équivalent.

On aime à la folie comme une délivrance,

Et chante dans la joie, ce reflet du bonheur,

Oubliant le mauvais et ses vaines souffrances

Pour conserver le bon qui fait battre le cœur.

Dans la sérénité que donne la sagesse

Une âme se sent bien, tout semble détendu,

Le ciel lance des vers en divines caresses,

Et l’âge peut rêver sur un vol suspendu.

L’écriture a ce don de rendre savoureuse

La vie à tous moments, même dans les récifs,

Le présent , le futur aux vagues coléreuses,

Et de guider toujours le plus fragile esquif.

Poésie Libérée

Prix Sainte Victoire

Madame Véronique FLABAT-PIOT, de Erquelinnes, en Belgique

Huis clos

L’une après l’autre,

Les maisons de mon enfance

Se sont fermées…

Petit à petit…

Insensiblement…

Les silhouettes n’agitent plus la main

Dans l’encoignure des portes défraîchies.

Les voix ne me hèlent plus.

Les rires sont éteints.

La coccinelle, peinte sur les tentures lisses,

S’est envolée,

Emportant avec elle

L’insouciance de la prime jeunesse.

La vieille en charentaises, au chignon bien sage,

a légué sa place

à l’étrangère, qui ne me connait pas …

Comment pourrait-elle deviner

Que je sais bien mieux qu’elle

l’emplacement de l’interrupteur

ou l’endroit où se nichent les confitures ? ? ?

Mais le temps des bouches barbouillées

et des doigts collants

s’est évanoui…

Seules les pierres se souviennent,

Gardiennes des échos endormis

et du cliquetis des serrures, verrouillant le passé.

Petit à petit …

Insensiblement …

Prix de Luynes

Madame Paulette PANZAC, de Aix en Provence dans les Bouches-du-Rhône,

Blessure

On me dit que le temps efface les blessures,

On me dit que l’oubli passe sur toute peine,

Oui, on oublie les noms, les visages s’estompent

Mais comme sur le corps, il y a sur le cœur

D’indélébiles coups, de laides cicatrices.

Et nous nous souvenons, oh, nous nous souvenons !

Et ça fait toujours mal

Quand la flamme vacille et la raison chancelle

La plaie mal refermée, la male déchirure

S’ouvre pour inhiber tous les petits bonheurs,

Et le malheur revient un instant mais si fort,

Qu’on pourrait en mourir

Demain sera meilleur, demain tu seras doux,

Oh mon chagrin, ma déchirure

Prix Vauvenargues

Monsieur Dominique SIMONET, de La Flèche dans la Sarthe,

Laissez la porte ouverte !

Si je devais partir,

Laissez la porte ouverte !

Je reviendrai, c’est sûr,

Parfois dans la grisaille,

Souvent dans le soleil,

Partager votre vie.

Si je devais partir,

Laissez la porte ouverte

Pour venir écouter

La musique que j’aime

Du battement des cœurs

Qui rythme votre vie.

Si je devais partir,

Laissez la porte ouverte,

Car j’aurais oublié

De vous dire au revoir

Dans un dernier baiser

Pour guider votre vie.

Si je devais partir,

Laissez la porte ouverte !

J’apporterai des fleurs

Et des bouquets de mots

Pour parfumer d’amour

Votre maison de vie.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 18:00

 

GRAND PRIX DE POESIE DE LA VILLE D’AIX EN PROVENCE

 

                                  Session 2015

Concours organisé par l’Association Artistique et Culturelle

H O R I Z O N

Sous le haut patronage et avec la participation de la Ville d’Aix-en-Provence

Règlement

Article1 : Le Concours du grand Prix de Poésie de la Ville d’Aix-en-Provence est ouvert à tous les poètes de langue française, du 15 avril au 1er octobre 2015 (date limite des envois) à l’exclusion des membres de l’association Horizon, organisatrice du concours.

 

Article 2 : Le nombre de poèmes est limité à 3 par catégorie. Ils devront être impérativement inédits sous peine de voir le candidat exclu du palmarès, et ne pas compter plus de 28 lignes ou vers (sauf pour certaines formes de Ballades en poésie classique) dactylographiés en caractères courants au recto seulement (un seul texte par feuille) en trois exemplaires sur papier blanc de format A4 vertical (21 x 29,7 cm).

 

Article 3 : Les candidats sont invités à concourir dans une ou plusieurs des catégories suivantes : Classique, Néoclassique, Libérée, Jeune Poète (de 16 à 18 ans inclus, de 13 à 15 ans inclus, moins de 13 ans)

 

Catégorie N° 1 : Poésie classique (Prix du Roy René, Prix Mirabeau, Prix Sextius) :

Pas de thème imposé. Les candidats devront respecter strictement les règles de la poésie classique. Si un candidat propose, dans cette Catégorie Classique, un, deux ou trois poèmes avec des formes fixes, il devra s’en tenir aux formes fixes suivantes : sonnet, estrambot, rondeau, rondel, terza-rima, ballade, triolet, villanelle, pantoum. Le jury sera attentif aux hiatus, échos de césure, fausses rimes, alternances, et bien évidemment au sujet traité dans le poème.

 

Catégorie N° 2 : Poésie Néoclassique (Prix Rotonde, Prix des Quatre dauphins, Prix Fontaine d’Argent) : pas de thème imposé. Forme régulière admettant quelques licences liées à l’évolution du langage et de l’écriture (hiatus non disgracieux, diérèses, pauses variables etc).

 

Catégorie N° 3 : Poésie libre, libérée ou prose poétique (Prix Sainte Victoire, Prix de Luynes, prix Vauvenargues) : Pas de thème imposé. Pour cette forme, le rythme et la qualité littéraire des textes seront les éléments de décision du jury.

 

Catégorie N° 4 : Jeune Poète de 16 à 18 ans inclus (prix Horizon) : Pas de thème imposé. Age moins de 19 ans au 1er octobre 2015. Sans catégorie précise, trois textes au maximum respectant les directives du présent règlement.

 

Catégorie N° 5 : Jeune Poète de 13 à 15 ans inclus (prix Henri-Bernard ABRAN) : Pas de thème imposé. Age moins de 16 ans au 1er octobre 2015. Sans catégorie précise, trois textes au maximum respectant les directives du présent règlement.

 

Catégorie N° 6 : Jeune Poète de moins de 13 ans (prix Petit Prince) : Pas de thème imposé. Age moins de 13 ans au 1er octobre 2015. Sans catégorie précise, trois textes au maximum respectant les directives du présent règlement.

 

Article 4 : Le Grand Prix de la Ville d’Aix-en-Provence récompensera le lauréat dont plusieurs textes auront été distingués par le jury pour leur qualité poétique et prosodique (toutes catégories confondues).

 

Article 5 : Pour préserver l’anonymat, les textes ne devront comporter aucun signe distinctif (pas de caractères colorés, titre enjolivé, lettrine, « clipart », etc). Un numéro d’ordre leur sera attribué par les organisateurs.

Noter clairement en haut à gauche la catégorie choisie Rappel : catégorie N°1: Classique (Pour cette catégorie , préciser lorsqu’il s’agit d’une forme fixe : sonnet, estrambot, rondeau, rondel, terza-rima, ballade, triolet, villanelle, pantoum.),

Catégorie N°2: Poésie Néoclassique, Catégorie N°3: Poésie libre, libérée ou prose poétique, Catégorie N°4 : Jeune Poète de 16 à 18 ans, Catégorie N°5: Jeune Poète de 13 à 15 ans, Catégorie N°6: Jeune Poète de moins de 13 ans

 

Article 6 : Droits de participation : 8 Euros par catégorie, (Rappel, vous pouvez envoyer de un à trois poèmes au maximum par catégorie).

Sauf pour les catégories Jeune Poète : 4 Euros par catégorie ( pour trois textes au maximum par catégorie).

Règlement par chèque exclusivement (postal ou bancaire) à l’ordre de HORIZON sans autre mention.

Ni mandat ni espèces.

 

Article 7 : Le dossier de participation devra comporter :

-les textes,

-le chèque de règlement des droits de participation,

-deux enveloppes affranchies libellées à l’adresse du candidat

-une enveloppe sur laquelle seront inscrits uniquement : les catégories  (catégorie N° 1 : Classique, Catégorie N° 2 : Poésie néoclassique, Catégorie N° 3 : Poésie libre, libérée ou prose poétique, Catégorie N° 4 : Jeune Poète de 16 à 18 ans, Catégorie N° 5 : Jeune Poète de 13 à 15 ans, Catégorie N° 6 : Jeune Poète moins de13 ans …) et les titres des œuvres dans chacune d’elles.

Dans cette enveloppe seront mentionnés sur une même feuille :

-les nom et prénom du candidat (préciser monsieur, madame ou mademoiselle : important pour l’édition des diplômes),

-son adresse et, facultativement, son numéro de téléphone ou E-mail,

-un rappel des catégories choisies et des titres des œuvres présentées.

-Pour les catégories Jeune Poète, joindre impérativement une photocopie de la carte d’identité.

 

Dossier à envoyer avant le 1er octobre 2015 sous pli non recommandé à :

André ROUY

23 résidence Saint Benoit 101, avenue Henri Mauriat 13100 Aix-en-Provence

 

Article 8 : Remise des Prix :

-le Palmarès sera proclamé au plus tard le 31 décembre 2015.

-les lauréats seront avisés personnellement et conviés à la cérémonie de Remise des Prix qui aura lieu fin janvier 2016 dans les salons de l’Hôtel de Ville d’Aix-en-Provence.

-des diplômes seront remis aux lauréats ainsi que des livres (dont des ouvrages de la collection « la Pléiade », éditions Gallimard).

-les poèmes des lauréats seront mis en ligne sur le blog de l’association aixhorizon.over-blog.com

-le jury s’accorde le droit de ne pas attribuer de Prix dans une catégorie dont le niveau des œuvres est jugé insuffisant. Ses décisions sont sans appel.

-la participation au concours implique l’acceptation sans réserve de tous les articles du présent règlement.

-les textes ne seront pas retournés mais détruits après la remise des Prix.

 

Renseignements :

André ROUY, secrétaire et gestionnaire du concours : 04.42.26.81.05

André RAMELLO, Président de l’Association : 04.42.60.96.86

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 16:23

 

H O R I Z O N

Association culturelle et artistique

 

PALMARES DU GRAND PRIX DE POESIE 2014

DE LA VILLE D’AIX EN PROVENCE

 

Grand Prix de Poésie de la Ville d’Aix en Provence

Madame Véronique FLABAT-PIOT, Erquelinnes, en Belgique,

pour  « Poème aux « Désenfantées » » en Poésie Classique», et « Les chrysanthèmes de l’amour » en Poésie libérée

 

Poésie Classique

Prix Roi René

Monsieur CAPACCI VENDICO, DE Vence , dans les Alpes maritimes, pour « Illusions »

Prix Mirabeau

Monsieur Serge BEYER , de Courgivaux dans la Marne , pour « Coquinerie sous forme de Villanelle »

Prix Sextius

Monsieur André PELISSERO , La Destrousse,  dans les Bouches-du-Rhône, pour «J’aimerais ciseler des vers »

 

Poésie régulière contemporaine et néoclassique

Prix Rotonde

Monsieur Sébastien MAYOT, de Saint Etienne dans la Loire, pour « Le brin d’herbe »

Prix Quatre Dauphins

Madame Janine RAVEL, d’Auriol dans les Bouches du Rhône,, pour «L’Enfant de l’an 3000 » »

Prix Fontaine d’Argent

Monsieur Jean-Louis KARSENTY, de Nice dans les Alpes Maritimes, pour « Rêves d’or »,

 

Poésie Libérée

Prix Sainte Victoire

Madame Mich’Elle GRENIER , de Sauzet dans la Drôme, pour « Cent papiers »

Prix de Luynes

Madame Pierrette MANOUSSIS, de Vignes dans les Pyrénées Atlantiques, pour « Que diriez-vous  »

Prix Vauvenargues

Monsieur Pierre BENAZECH, de Castres dans le Tarn, pour « La volière »

 

Prix « HORIZON » Jeunes Poètes de 16 à 18 ans

Monsieur Léonard BRICE, de Leugny dans l’Yonne, pour « Oui, Amis du Passé ! ».

Mademoiselle Zoé HERNANDEZ, des Vastres en Haute Loire, pour «Mon monde s’éparpille ».

Prix « Henri-Bernard ABRAN » Jeunes Poètes de 13 à 15 ans

Mademoiselle Amandine REIST, de Marseille dans les Bouches du Rhône, pour « Croisée d’Orient », « les Lèvres », « la Plume Noire »

 

Prix « Petit Prince » Jeunes Poètes de moins de 13 ans

Le Prix des Jeunes Poètes de moins de13 ans n’a pas été attribué, le jury ayant estimé que les textes présentés dans cette catégorie, même s'ils ne manquaient pas d'intérêt, n'avaient pas le niveau requis pour être primés.

Grand Prix de Poésie de la Ville d’Aix en Provence

Madame Véronique FLABAT-PIOT, Erquelinnes, en Belgique,

pour  « Poème aux « Désenfantées » » en Poésie Classique», et « Les chrysanthèmes de l’amour » en Poésie libérée

 

« Poème aux « Désenfantées » » Poésie Classique

 

Ce poème est pour vous, femmes qui fûtes mères ;

Dont un destin cruel a raturé l’enfant !…

Le souvenir d’un rire habille vos chimères

Et le son d’une voix s’estompe, en s’étouffant…

 

Ce poème est pour vous, ode à vos bras trop vides,

A votre cœur trop plein d’amour inassouvi !…

Il sonne des baisers dont vous êtes avides,

Des mots tendres et beaux, qu’on écoute ravi…

 

Ce poème est pour vous, mère que l’on oublie,

Dont on tait la souffrance, en gommant le passé…

De la griffe béante, en votre âme établie,

On dénigre le sang, d’un rire compassé !…

 

Ce poème est pour vous, qui souffrez en silence,

Vous qui, toujours, offrez votre cœur en lambeaux !

Vous qui vivez, aimez, ayant l’intelligence

De taire vos douleurs, en portant vos fardeaux…

 

Ce poème est pour vous, mère parmi les femmes,

Recluses dans un monde où nul ne vous comprend !

D’altruisme et d’amour, établissant les trames,

Vous vibrez aux leçons que personne n’apprend !…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Les chrysanthèmes de l’amour » Poésie libérée

 

C’était un jour de pluie et de feuilles mortes…

D’ardoises humides.

D’arbres spectraux.

 

C’était un matin de marbre,

De fantômes obscurs,

D’âmes glacées .

 

C’était l’heure d’un soleil évanescent,

D’une rose gelée,

D’un amour endormi.

 

C’était la minute

Où tu te repliais

Dans le cocon de l’éternité.

 

C’était l’instant

Où je t’ai dit adieu.

 

C’était la seconde

Où mon cœur éteint

S’est éparpillé

En des milliers de pétales pourprés…

 

Pour que fleurissent, sur ta tombe,

Les chrysanthèmes de l’Amour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix Roi René

Monsieur CAPACCI VENDICO, DE Vence , dans les Alpes maritimes, pour « Illusions »

 

Illusions (Sonnet)

 

Quel délire a marqué ta course furibonde

Où le rêve insoumis s’élance véhément ?

Aux vides des matins il s’adonne dément

Et regarde s’enfuir sa traine moribonde.

 

Dors avec le mirage où la caresse abonde,

Sur les monts et les mers rejette impunément

Le dessein éternel d’un grand amour clément,

La nature en éveil, une heure vagabonde .

 

En toi vient s’effacer la vaine illusion,

Et le regard se voile avec l’évasion,

L’azur ne t’offre plus que des éclaboussures.

 

Demain, lorsque le temps brandira le pouvoir,

Les pleurs abreuveront sur tes froides blessures

Tous les attraits d’avril que tu n’as pas su voir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poésie Classique

Prix Mirabeau

Monsieur Serge BEYER , de Courgivaux dans la Marne , pour « Coquinerie sous forme de Villanelle »

 

« Coquinerie sous forme de Villanelle » Villanelle

 

J’aime nos instants complices

Suspendus à ce frisson

Sur ta peau de pain d’épices.

 

Je vogue au vent des caprices,

Sucré comme une mousson.

J’aime nos instants complices .

 

Dans le parfum des délices

Ma bouche ose sa moisson

Sur ta peau de pain d’épices

 

O mon cœur quels doux supplices

Sous ton baiser polisson !

J’aime nos instants complices !

 

De nos lèvres à tes cuisses

Je veux peindre ma chanson

Sur ta peau de pain d’épices.

 

Et s’il faut des sacrifices,

Je m’offre à l’ardent buisson !

J’aime nos instants complices,

Sur ta peau de pain d’épices .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poésie Classique

Prix Sextius

Monsieur André PELISSERO , La Destrousse,  dans les Bouches-du-Rhône, pour «J’aimerais ciseler des vers »

 

«J’aimerais ciseler des vers » (triolet triple)

 

J’aimerais ciseler des vers

Comme Monet peignit la toile,

Pour mettre en transes mon travers

J’aimerais ciseler des vers.

Découvrant un autre univers

Quand la nuit a jeté son voile

J’aimerais ciseler des vers

Comme Monet peignit la toile.

 

J’aimerais ciseler des vers

Comme Rodin sculpta la pierre,

Sans essuyer aucun revers

J’aimerais ciseler des vers .

Vainqueur de mon stylo pervers

Qui peut rechigner sans manière,

J’aimerais ciseler des vers

Comme Rodin sculpta la pierre.

 

J’aimerais ciseler des vers

Comme Mozart trouvait la note,

Les doigts, de brio, recouverts,

J’aimerais ciseler des vers.

Près du feu, lors des longs hivers,

A la chandelle qui tremblote,

J’aimerais ciseler des vers

Comme Mozart trouvait la note.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poésie régulière contemporaine et néoclassique

Prix Rotonde

Monsieur Sébastien MAYOT, de Saint Etienne dans la Loire, pour « Le brin d’herbe »

 

« Le brin d’herbe »

 

Que fait l’arbre, la nuit ? La nuit, l’arbre repose.

Pas un oiseau, pas un bourgeon, pas une chose

Ne fait frémir ma branche ou frissonner mon tronc ;

Et plus le calme est grand, plus mon sommeil est long .

 

Je m’éveillai, ce soir, en sentant un nuage

S’enfuir. Tout scintillait ! Et je vis un visage

Au ciel ! C’était la Lune et son contour d’acier

Qui regardait la Terre et semblait se soucier

De moi ! Joie insensée ! Et sa pâle lumière

Semblait sonder mon âme et sonder ma matière.

Qu’elle était belle ! Et douce ! Un envol d’oisillons

Eût été moins charmant que ses minces rayons !

Comme dans des cheveux, l’éclat de mon aimée

Faisait des doigts d’argent glissant dans ma ramée.

 

Mais quoi ? Le feu tiédit ; la caresse s’enfuit !

La lumière s’efface et je suis dans la nuit !

Et je vis que la Lune inclinée et superbe

Bien que sur moi penchée admirait le brin d’herbe…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poésie régulière contemporaine et néoclassique

Prix Quatre Dauphins

Madame Janine RAVEL, d’Auriol dans les Bouches du Rhône,, pour «L’Enfant de l’an 3000 » »

 

L’Enfant de l’an 3000 

 

Vieil homme dépeins moi ce qu’était un crayon,

Un cahier de brouillon, une gomme, une ardoise

Et puis ce tableau noir où dansait un rayon

Lorsque tu écrivais ta poésie courtoise !

 

Tes yeux brillent d’envie, parle encor’ des odeurs,

Celles du vieux fourneau quand tu entrais en classe,

La poussière des craies de toutes les couleurs

Qui volait au plafond retombant avec grâce.

 

Tu appris à compter sur la page à carreaux ;

Additions, divisions, tu rabâchais les tables

De multiplications et les devoirs oraux,

Tu t’en souviens toujours pensées abominables.

 

Ton cartable de cuir, ta blouse en coton gris,

Tes galoches usées et ton chandail de laine,

Etaient ton seul grand luxe au matin rabougri,

C’était en 1900, ton enfance est lointaine.

 

« Et moi je suis l »enfant t’écoutant qui jubile, je suis virtuellement l’enfant de l’an 3000 »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poésie régulière contemporaine et néoclassique

Prix Fontaine d’Argent

Monsieur Jean-Louis KARSENTY, de Nice dans les Alpes Maritimes, pour « Rêves d’or »,

 

Rêves d’or 

 

Si prés du paradis, j’en oubliais le monde,

Mon rêve respirait entre le ciel et l’onde ;

Je glissais vers des lieux inconnus de mes pas

Mais qu’inlassablement je réclamais tout bas.

 

C’était devant la mer… Un rêve de voyage,

Une soif de départ, un espoir de rivage

Sur mon cœur en éveil si tendrement humain,

Toujours prêt, à toute heure, à se mettre en chemin.

 

Entre rêve et désir, s’évader de la sphère

Sous l’azur embaumé de douceur salutaire

Où mon âme fervente ira longtemps s’asseoir

Au jardin constellé pour embrasser le soir !

 

Oser l’ascension vers ce brillant mystère,

Car je rêve d’un ciel saturé de lumière

Pour me draper un jour de cette infinité

Et savourer le fruit de la vraie liberté !

 

Ce sont les rêves d’or qu’éperdument je garde,

Tout imprégnés d’amour et(, quand je les regarde,

Seuls, dans leur nudité, invités aux miroirs,

Je retrouve avec eux d’inespérés pouvoirs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poésie Libérée

Prix Sainte Victoire

Madame Mich’Elle GRENIER , de Sauzet dans la Drôme, pour « Cent papiers »

 

Cent papiers 

 

Des papiers si j’en ai ?

C’est peut-être le vent qui me les a volés ?

Mon pardessus trop grand qui les aurait cachés ?

Où c’est chez moi ? Le ciel c’est mon toit,

L’horizon ma fenêtre,

Mon adresse est gravée sur l’écorce d’un hêtre .

Quel est mon nom ? M’en souviens pas

Demandez-le aux pierres, à l’avers, au vent

Avec qui je converse souvent .

Si je n’ai rien volé ? Oui ! J’en ai tant volés !

Des lapis lazuli des pépites aux ordures

Et des lacets pour mes souliers défaits !

Des copains si j’en ai ? Des tas !

J’en ai tant et tant que pour tous les compter,

Il y a bien trop de doigts sur les doigts ‘une main !

Quel est mon âge ?

Combien d’hivers déjà ont enneigé ma tête ?

J’ai des années-lumière, des sillons de poussière

Gravés dans le creux de mes mains.

Enlevez ces menottes, ouvrez grand cette porte,

Que je m’en aille aux quatre vents ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poésie Libérée

Prix de Luynes

Madame Pierrette MANOUSSIS, de Vignes dans les Pyrénées Atlantiques, pour « Que diriez-vous ? »

 

  Que diriez-vous ?

 

Vous qui avez tant clamé pour la liberté

Vous qui avez chanté la misère des peuples,

Vous qui avez écrit pour un monde meilleur,

Ecrivains, vous poètes engagés,

Que diriez-vous si vous reveniez ?

 

Morale, Vertu, Bien, Mal ! O mots désuets !

Que diriez-vous Monsieur Jean de Lafontaine

De notre société où s’ignorent vos fables

Parce que sont oubliées normes et valeurs ?

 

Quand les hommes se souviendront-ils qu’ils sont frères ?

Que diriez-vous, Monsieur Voltaire,

Vous créateur du traité sur la tolérance

De voir la haine qui anime les peuples ?

 

Vous qui sublimiez la pureté de l’enfant

Que diriez-vous, monsieur Hugo

De tous ces gosses à qui l’on vole l’enfance

Que l’on retrouve souillés souvent assassinés ?

 

Il ne se passe un jour sans voir la détresse des uns,

Le malheur des autres frappés aveuglément,

Puis-je oublier la douleur qui ternit tous mes jours

Et garder malgré tout, l’espoir d’un monde meilleur ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poésie Libérée

Prix Vauvenargues

Monsieur Pierre BENAZECH, de Castres dans le Tarn, pour « La volière »

 

La volière 

 

J’ai dans les poches de mon manteau

toute une nichée de petits mots

 

Vous savez

ces feuilles volantes

où l’on note ses idées balbutiantes

mon par-dessus rouge en est gorgé

 

Ce matin

en revenant du marché

j’ai trouvé une hirondelle

au fond d’une poche élimée

 

Délicatement

J’ai déplié ses ailes

Et l’oiseau s’est mis à chanter

Tout ce que mon cœur avait oublié

 

Inspiré

Par mon invitée de papier

J’ai pris la plume pour escrimer

Deux ou trois strophes dans mon cahier

 

Maintenant je m’interroge

Cette hirondelle

Depuis combien de temps

Couvait-elle mes idées ?

 

Ah ! je l’ignore

Des semaines, des mois, une année…

Peut-être plus encore !

Il faut être patient

Pour qu’un poème montre son nez

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix « HORIZON » Jeunes Poètes de 16 à 18 ans

Monsieur Léonard BRICE, de Leugny dans l’Yonne, pour « Oui, Amis du Passé ! ».

 

Oui, Amis du Passé ! 

 

Vous qui avez vécu, qui avez tout bâti

Vous auxquels nous devons ce qui est aujourd’hui

 

Oui amis du passé nous prendrons la relève !

 

Devoir nous réveiller à chaque aube rougie

Et retrousser les manches pour garder la vie

 

Travailler sans relâche et explorer la mort

En souriant toujours, tant qu’on le peut encor

 

Apprendre et rechercher comprendre et reconstruire

Faire avancer l’histoire ou éviter le pire

 

Oui amis du passé nous prendrons la relève !

 

Ecrire une nouvelle, un poème un roman

Ajouter quelques lignes au Livre du temps

 

Trouver une raison pour voir qu’on est en vie

Pour s’indigner un peu et vivre l’utopie

 

Revivre vos premiers et éternels héros

Sur un air de Saez, d’eminem de Tryo

 

Oui amis du passé nous prendrons la relève !

 

Proposer de la joie par sms groupés

Ami prends ta guitare, amie fais-moi danser !

 

Et cet Univers vibre au son de notre messe

Et entre les humain nous retrouvons l’ivresse

 

Juste quelques minutes nous défions le ciel

Juste le temps d’un snap nous sommes immortels

 

Oui amis du passé nous prendrons la relève !

 

J’ai une vie à vivre et suis là pour le faire

Je me reposerai quand je serai poussière !

 

Oui amis du passé nous prendrons la relève !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix « HORIZON » Jeunes Poètes de 16 à 18 ans

Mademoiselle Zoé HERNANDEZ, des Vastres en Haute Loire, pour «Mon monde s’éparpille ».

 

 

Mon monde s’éparpille 

 

 

Le monde s’éparpille en autant d’atomes que de rêves impossibles, éclatant en silence la galaxie humaine. Les étoiles succèdent aux chagrins, et les chagrins succèdent aux amours . Je me ballade entre l’ailleurs et l’autre part, quittant chaque rencontre et rencontrant chaque départ. Je déambule dans les rues sombres, éloignant mes pensées trop noires, me concentrant sur les lignes courbes du chemin, évitant les crevasses et les pierres, errant comme une âme en peine au détour d’un sourire, libre comme les ailes fantomatiques des papillons, oubliant parfois de respirer, trop occupée à avancer. Le vent se fait un chemin dans mes cheveux défaits, enroulant avec élégance les nœuds des mèches folles, claquant comme autant de silence que la douce symphonie de tes lèvres. Je m’accroche à ton regard, me jetant comme une noyée dans l’imperturbable océan de tes doutes, glissant comme une vague entre l’iris et la pupille, avec le désir brutal de rouler jusqu’à ton sourire, creusant un sillon sur la peau blanche , effaçant ainsi les tortures insomniaques qui te secouent. La paradoxale violence de mon parcours s’étend comme une caresse sur ton visage, touchant du bout des rêves l’insolente douceur de tes traits. Je bois la tasse au détour de ton torse, m’accrochant sur ta peau brûlante. Puis, glacée par la vitesse, givrée par la folie, je continue ma chute le long de tes reins, fermant les yeux par espoir, celui là même qui m’avait quitté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix « Henri-Bernard ABRAN » Jeunes Poètes de 13 à 15 ans

Mademoiselle Amandine REIST, de Marseille dans les Bouches du Rhône, pour « Croisée d’Orient », « les Lèvres », « la Plume Noire »

 

Croisée d’Orient 

 

Un désert de roche, de pardon,

Les joues rougies et la main sur la poitrine,

Le sable gifle ces yeux sans nom,

Et ce cou, aux senteurs divines .

 

Les traces humaines se sont envolées,

L’horizon demeure vaste ;

Dans ce paysage aux lèvres décharnées,

Chaque plaie se nomme chaste.

 

Mais l’infini erre au bord des yeux,

Cette femme a prononcé ses aveux ;

Faiblement, sa bouche remuait en cadence.

 

Une fleur ornait sa chevelure noire,

Ses teintes rouges mariaient à l’espoir

Ce beau désert d’amour et de chance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix « Henri-Bernard ABRAN » Jeunes Poètes de 13 à 15 ans

Mademoiselle Amandine REIST, de Marseille dans les Bouches du Rhône, pour « Croisée d’Orient », « les Lèvres », « la Plume Noire »

les Lèvres 

 

Il n’y avait rien sur les murs,

Rien sur les choses ;

L’air dans les fenêtres glissait ses murmures,

Et semblait doux, semblait morose.

 

La pierre était rêche

Sous les doigts pâles, errants ;

Le paysage de peinture fraîche

Soudain s’agita en chantant :

 

« Elles sont belles ces lèvres sur les visages,

Comme elles rient fort au gré des images,

On dirait que l’artiste est vain. »

 

Oui, elles étaient splendides,

D’une couleur rouge aimante mais candide,

Comme une rose entre les doigts de l’écrivain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix « Henri-Bernard ABRAN » Jeunes Poètes de 13 à 15 ans

Mademoiselle Amandine REIST, de Marseille dans les Bouches du Rhône, pour « Croisée d’Orient », « les Lèvres », « la Plume Noire »

La Plume Noire

Dans les doigts comme un élan de prière,

Dans la chambre un rayon d’argent,

Et dans les mains la plume est fière ;

Elle a une odeur de safran.

 

L’amande de l’œil a ri

Et s’est balancée vers le soir ;

Dehors, un parfum d’épice a fleuri,

la main signe à l’encre noire.

 

A travers le voilage un chemin

S’esquisse ; dans les beautés d’un écrin,

Les senteurs se marient se mêlent

 

L’étoffe est brune, usée ;

L’œil s’est sans peine refermé

Derrière les voiles de dentelle .

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 15:17

                                                          H O R I Z O N

                                       Association culturelle et artistique

 

         PALMARES DU GRAND PRIX DE POESIE 2013

             DE LA VILLE D’AIX EN PROVENCE

 

Grand Prix de Poésie de la Ville d’Aix en Provence       

Monsieur Dominique SIMONET, de Bocé dans le Maine-et-Loire, pour « Beauté du monde » , « Ces moments de partage» en  Poésie Classique, et « Le voyage de la vie », « Evolution, révolutions », «Je voudrais vous écrire »  en Poésie Régulière Contemporaine et Néoclassique.

 

Poésie Classique

                                               Prix Roi René  

Monsieur Dominique DAO HUU BAO, de Lassy en Ille-et-Vilaine, pour « L'appel » .

                                               Prix Mirabeau

Monsieur André PELISSERO , La Destrousse,  dans les Bouches-du-Rhône, pour «De tes déchets fais donc le tri » .

                                               Prix Sextius    

 Monsieur Jean-Louis LACROIX,  de Montmorot, dans le Jura, pour « J'écris».

 

Poésie régulière contemporaine et néoclassique

                                               Prix Rotonde 

Madame Mireille TURELLO-VILBONNET, de Castelginest,  en Haute-Garonne , pour « Ecrire allégé ».

 

                                               Prix Quatre Dauphins     

Madame Michèle BOYER-CAROTI, de Marseille dans les Bouches-du-Rhône, pour « Nostalgie ».

 

                                               Prix Fontaine d’Argent     

Monsieur Jean-Louis LACROIX,  de Montmorot, dans le Jura, pour « Indispensable Muse».

 

Poésie Libérée

                                               Prix Sainte Victoire  

Monsieur Michel CAHOUR, de Venelles dans les Bouches-du-Rhône, pour « Folie ».

                                               Prix de Luynes  

Madame Sylvette SIMON, de Chaponnay, dans le Rhône, pour « Une absence».

                                               Prix Vauvenargues 

Monsieur Bernard APPEL,  de Dieulouard, en Meurthe-et-Moselle, pour « Bribes d'automne».

 

Prix « Henri-Bernard ABRAN » Jeunes Poètes de 16 à 18 ans  

Mademoiselle Anouck FERRI,  de Jouques, dans les Bouches-du-Rhône, pour « Les parisiennes».

 

Prix « Petit Prince » Jeunes Poètes de moins de 13 ans   

Mademoiselle Eve BARDY , de Narbonne, Dans l’Aude,  pour  «Une meilleure amie ».

 

 

Grand Prix de Poésie de la Ville d’Aix en Provence       

Monsieur Dominique SIMONET, de Bocé dans le Maine-et-Loire, pour « Beauté du monde » , « Ces moments de partage» en  Poésie Classique, et « Le voyage de la vie », « Evolution, révolutions », «Je voudrais vous écrire »  en Poésie Régulière Contemporaine et Néoclassique.

 

Poésie Classique

 

Beauté du monde

 

Des îles paradis aux senteurs exotiques,

J’ai ramené l’image aux multiples reflets :

Oiseaux, frangipaniers, des vagues en ourlets,

Caresses, souvenirs des instants érotiques.

 

Aux gâteaux d’orient qui baignent dans le miel,

J’ai connu la finesse au parfum de muscade ,

Les arbres du bonheur retombant en cascade,

La douceur des rayons illuminant le ciel.

 

Dans le désert aride épicé de gingembre,

J’ai rencontré la vie et la force du vent,

Une immense étendue, un peuple captivant,

La richesse de l’âme à la valeur de l’ambre.

 

Dans le bruit d’un orage, après un vif éclair,

J’ai repeint l’arc-en-ciel et vaincu le désordre…

Le sauvage animal peut bien rugir et mordre

Dans cette jungle où l’homme a conservé son flair.

 

Sur les monts les plus hauts et la neige éternelle,

J’ai laissé mon regard glisser tout à dessein

Pour chercher l’edelweiss, son cœur et son dessin

Comme celui qui brille au fond de ta prunelle.

 

Par les ruisseaux perdus, les océans, leurs flots,

J’ai bercé bien des fois l’amour et l’espérance,

Navigué sur la vague où me portait l’errance

Et déposé mon sac de rires et sanglots.

 

Depuis l’aube des temps de la magique ronde

Tourne notre planète au ballet d’univers…

Et si chacun de nous garde les yeux ouverts,

Ne peut-il s’étonner de la beauté du monde ?

 

 

Grand Prix de Poésie de la Ville d’Aix en Provence       

Monsieur Dominique SIMONET, de Bocé dans le Maine-et-Loire,

 

Poésie Classique

 

Ces moments de partage

 

Les moments les plus doux sont ceux que l’on s’invente

Dans une vie à deux de bonheur et d’entrain

Où l’on prend l’existence et son fabuleux train

Avec sagesse, espoir… qu’il pleuve, neige ou vente !

 

Il ne faut pas se plaindre et sans juste raison

Accuser le destin, mais vivre l’aventure,

Tout est cadeau du ciel, la terre et la nature,

Le soleil matinal ouvrant notre horizon.

 

Ecrire a bien du charme et bâtir un poème

Fait briller le regard d’éclats du chercheur d’or

Dans la mine des mots pour offrir en trésor

Comme une bague au doigt à celle qui vous aime.

 

Tout s’en va puis revient en oiseaux migrateurs,

Les cris de désespoir, les douleurs, la souffrance,

La joie et sa musique en notes d’espérance

Sont l’infini ballet du feu des projecteurs.

 

Car le plaisir existe, on ne doit pas attendre

Pour cueillir l’éphémère étalant son parfum

Dans un jardin d’amour et profiter sans fin

De l’instant de désir en fruit goûteux et tendre.

 

Dans notre paradis où règne la beauté

Il suffirait que l’autre accepte le partage,

La faculté de dire et toujours davantage :

« les hommes sont égaux en droit et liberté

 

 

Grand Prix de Poésie de la Ville d’Aix en Provence       

Monsieur Dominique SIMONET, de Bocé dans le Maine-et-Loire,

 

Poésie régulière contemporaine et néoclassique

 

Le voyage de la vie

 

J’ai marché sur la terre en suivant les sentiers

Menant vers l’inconnu de grandes découvertes,

Gardé des souvenirs tissés par l’amitié

Et trouvé mon jardin où l’herbe était plus verte.

 

Admirant les cours d’eau, le calme des étangs,

J’ai suivi la rivière où vient se glisser l’onde

Qui rythme l’existence à l’horloge du temps,

La houle de la mer portant le chant du monde.

 

J’ai regardé le ciel et compris l’univers

Lorsque le soir descend et la nuit met ses voiles,

Le poète en son cœur écoute tous les vers

Murmurés par l’espace où l’âme est une étoile.

 

Voyageur en ces lieux où se bercent les mots

Ballottés par les vents, les vagues sur la grève,

J’ai recherché sans fin les perles, les émaux,

Tous les trésors cachés dans l’infini du rêve.

 

J’ai pleuré de bonheur et partagé l’amour

Au festin permanent de joie et d’espérance,

De la source d’eau vive où jaillissaient les jours

Au lever du soleil dans sa robe garance.

 

Dans le parfum des fleurs, les blés mûrs des moissons,

Les trilles des oiseaux, refrains de la nature

Où tout est harmonie de couleurs ou chansons,

J’ai trouvé la richesse au parcours d’aventure.

 

J’ai fini par comprendre en arrivant au port,

Celui qui voit poser les ultimes bagages,

Quand sur le dernier quai vient vous chercher la mort…

Que la vie est pour l’homme un merveilleux voyage.

 

Grand Prix de Poésie de la Ville d’Aix en Provence       

Monsieur Dominique SIMONET, de Bocé dans le Maine-et-Loire,

 

Poésie régulière contemporaine et néoclassique

 

Evolution, révolutions … 

 

Je pourrais vous chanter ce beau temps des cerises

De l’époque ou Clément illumina l’azur,

Ainsi que l’hymne en chœur s’élevant au ciel pur

D’un Eugène Pottier rougissant l’aube grise.

 

Combattants d’injustices ou de moulins à vent,

Ils forgent l’idéal de tous les hommes frères,

Font courir un frisson tout autour de la terre…

Mais la camarde veut c e souffle des vivants.

 

O poètes, mémoire et cris de l’espérance !

Machado, Neruda, dans vos mots de fierté

Maculés par le sang d’amour et liberté,

Vous resterez des voix de colère et souffrance.

 

Luther King ou Gandhi, messagers de la paix,

Vous aviez dans vos cœurs le courage et le rêve,

En suivant le destin, votre route sans trêve,

Tout parlait d’absolu dont la mort se repaît.

 

Clameurs au poing levé, révoltes et tempêtes

Où se perdaient parfois le sens et la raison,

Vous avez vu la rose, adouci l’horizon

Et libéré la femme aux refrains des guinguettes.

 

Vers tous ces lendemains où porte mon regard,

La vie met ses jalons : peur, folie, plénitude !

Mais toujours l’homme avance et, avec certitude,

Plante un nouveau drapeau parmi des étendards.

 

 

 

Grand Prix de Poésie de la Ville d’Aix en Provence       

Monsieur Dominique SIMONET, de Bocé dans le Maine-et-Loire,

Poésie régulière contemporaine et néoclassique

 

Je voudrais vous écrire …

 

Je voudrais vous écrire à tous, amis ou frères,

De toute ma passions, sans fureur ni pitié,

Les yeux au fond du cœur pour chercher l’amitié

A la source des mots, dans une eau pure et claire !

 

Je voudrais vous écrire un texte tendre ou dur,

Car c’est la liberté de ces plumes rebelles

De ne pas voir la vie sans aucune étincelle

Et d’exprimer très fort qu’il existe des murs.

 

Je voudrais vous écrire un peu de poésie,

Fraternité de l’âme à qui veut s’émouvoir,

Procurer ce bonheur parmi tous les savoirs

Et nourrir l’existence en folle frénésie.

 

Je voudrais vous écrire en ce frileux matin,

Dans le frimas, la neige et la bise glacée

Pour voir naître un printemps et guetter la percée

Des rayons et lilas, des rêves enfantins.

 

Je voudrais vous écrire, oublier ce qui reste,

Lorsque souffle un grand vent apportant le malheur

Et produit de la glace au lieu de la chaleur

En figeant pour toujours le sourire et les gestes.

 

Je voudrais vous écrire au parcours de mes nuits

Pour ne pas m’isoler dans une camisole,

Marcher la tête haute en criant mes paroles.

Sur le chemin du temps qui serpente et s’enfuit.

 

Je voudrais vous écrire ou mieux, peindre une toile

Bariolée de couleurs, de rimes et de vers,

Dessiner une rose au milieu de l’hiver,

Et vous offrir l’espoir parmi mon champ d’étoiles.

 

 

Poésie Classique

                                               Prix Roi René  

Monsieur Dominique DAO HUU BAO, de Lassy en Ille-et-Vilaine, pour « L'appel » .

 

L’Appel.

Au bord du précipice où résonne l’Appel,

Le cœur ailé, je marche exempt de tout vertige

Alors que sur ma tête aucun vent ne voltige

Et la lueur du soir s’éclate en archipel.

 

Là-haut je veux brûler aux ors d’un autre espace

Auréolé de ciel pigmenté du soleil,

Prendre cet horizon comme ligne d’éveil

Que mon vol ira joindre avant qu’une heure passe.

 

Il est d’uniques chants qu’on entend quelque part :

Loin, éclats de l’azur, quand l’absolu se dresse

Improvisent les voix sans fin d’une tendresse

Inaudible à l’écoute enceinte d’un rempart.

 

Je souhaite quérir ce qu’hélas sur la terre

En vain j’ai poursuivi, ne trouvant nul écho,

Nuls sables chauds et doux, semés de sirocco,

Nulle limpide source à l’onde salutaire.

 

Ont-ils des nuits, les jours de ces temps inconnus 

Pour lesquels je m’évade et dont l’ici me prive ?

A-t-elle par delà, cette mer, une rive

Où l’émigrant piteux posera ses pieds nus ?

 

Dans le jardins d’Eden s’éteindra mon errance

Et vers ce clair royaume abondant d’unissons

Je m’échappe du monde, au corps mille frissons,

Mais je rêve qu’ailleurs réside l’espérance.

 

 

 

Poésie Classique

                                               Prix Mirabeau

Monsieur André PELISSERO , La Destrousse,  dans les Bouches-du-Rhône, pour «De tes déchets fais donc le tri » .

 

          DE TES DECHETS FAIS DONC LE TRI !

 

En écrivant des impromptus,

Montrons le sort de notre Terre

A ceux qui, toujours, se sont tus

Insoucieux de l’éventaire.

Sans prétexter d’avoir à faire,

En me jetant un oeil marri,

Fils de magnat ou prolétaire,

De tes déchets, fais donc le tri !

 

En s’estimant déjà battus

Les uns, au faible caractère,

S’abandonnent tels des fétus

Sans qu’un taudis ne les atterre.

A celui qui, peu volontaire,

A ma supplique a bien souri,

Je dis : »Cesse de te soustraire,

De tes déchets, fais donc le tri ! »

 

Laissons à l’esprit trop obtus

La honte d’être tributaire

De vivre avec ses détritus

Dans son confort plus que sommaire.

Avant que l’édile en colère,

N’oeuvre manu militari,

Mets-toi au geste élémentaire :

De tes déchets, fais donc le tri !

 

ENVOI

 

Insouciant ! Sois solidaire,

Limite le charivari,

Fais enfin l’acte salutaire :

De tes déchets, fais donc le tri

 

Poésie Classique

 

                                               Prix Sextius    

 Monsieur Jean-Louis LACROIX,  de Montmorot, dans le Jura, pour « J'écris».

 

J’écris

 

J’écris, je suis vivant ! Mon encre de couleur

Ouvrira le tombeau de la page glacée.

Les mots se lèveront ; même dans la douleur

Ils feront refleurir la terre ensemencée.

 

J’écris pour l’innocent que l’on a condamné,

Pour tous les orphelins, pour tous les apatrides,

Pour le baiser promis que je n’ai pas donné,

Et pour les vieux amants dont le cœur est sans rides.

 

J’écris des mots d’amour que je prononce mal,

Au lieu de bafouiller je confie un poème

Aux pigeons voyageurs, comme au facteur Cheval,

Plus tendres qu’Internet pour offrir un je t’aime.

 

J’écris, vivant témoin des ciels décolorés

Et des nuits de détresse éteignant toute flamme ;

Des caresses-frissons, des regards murmurés,

Des matins radieux qui font léviter l’âme.

 

J’écris pour recevoir un billet en retour,

Une feuille en couleurs, celles de l’espérance,

Où tu me redirais tes promesses d’amour,

Où nos anciens émois seraient en confluence.

 

J’écris parce qu’un vers ne subit pas les ans,

Ce temps qui ternira la jeunesse éphémère,

Le verbe est éternel comme les océans,

Son avenir se lie à celui de la Terre.

 

Poésie régulière contemporaine et néoclassique

 

            Prix Rotonde 

Madame Mireille TURELLO-VILBONNET, de Castelginest,  en Haute-Garonne , pour « Ecrire allégé ».

 

Ecrire Allégé

 

Etre d’humeur badine avant potron-jaquet,

Dès le lever du jour, tout rempli d’allégresse,

Se sentir si folâtre en connaissant l’ivresse

Du refrain matinal des ronrons de Minet.

 

Alors, plein d’enthousiasme, entrouvrir la fenêtre,

Découvrir l’agrément d’un soleil prometteur,

Saluer les oiseaux et l’arbre avec bonheur,

Déjeuner sur Mozart … Se recoucher peut-être.

 

Paresser sans remords, s’étirer et rêver,

Savourer, tel Bouddha, la faveur d’être en vie.

Se contraindre ? A quoi bon ? N’avoir aucune envie :

Le bienheureux sénior n’a plus rien à prouver.

 

Aujourd’hui comme hier, un  « fleuve si tranquille »

Sera le seul vécu du joyeux retraité

Qui cultive, avec art, le mot « sérénité »,

Etranger aux ennuis d’un présent difficile.

 

Pour paraître moderne, écrivons « allégé »

Si nous voulons séduire et n’être point morose,

Imitons donc l’autruche et dépeignons en rose,

Gardons l’esprit en paix et le cœur protégé.

 

Et pour rester toujours « l’ancien » que l’on admire,

D’un « jadis » obsolète évitons le propos.

Devant les benjamins, sympathiques, dispos,

Demeurons « zen » et « cool » : parlons pour ne rien dire…

 

 

 

Poésie régulière contemporaine et néoclassique

 

                                               Prix Quatre Dauphins     

Madame Michèle BOYER-CAROTI, de Marseille dans les Bouches-du-Rhône, pour « Nostalgie ».

 

                                     NOSTALGIE

 

Ainsi toujours rêvant aux prés de mon enfance,

Mon esprit vagabonde au-delà du passé…

Je revois ce verger aux fruits en abondance

                Aujourd’hui délaissé.

 

La pêche blanche avait un doux parfum de rose

Qui m’enivrait le cœur et le palais aussi.

Ce souvenir persiste et me laisse morose

                  Ce bonheur s’est enfui !

 

Seuls ont pu résister au temps, à son outrage,

Le noyer, le tilleul et le vieil amandier.

Le puits s’est défleuri, s’est fermé sans courage

                En perdant son rosier !

 

La saison a grandi, et l’ancienne terrasse

Où la vigne courait, accueille un grand salon.

C’est ainsi, c’est la vie et quoi que l’on y fasse,

                Vers l’avant nous allons !

 

 

 

 

 

Poésie régulière contemporaine et néoclassique

 

                                               Prix Fontaine d’Argent     

Monsieur Jean-Louis LACROIX,  de Montmorot, dans le Jura, pour « Indispensable Muse».

 

INDISPENSABLE MUSE

 

Que j’implore Erato, que j’invoque Thalie

Ma muse est un tyran, mais son chant est si doux…

Je ne suis qu’un enfant, assis sur ses genoux

Qu’elle abreuve à son gré, de nectar ou de lie.

 

Lorsque les deux, ensemble, assiègent mon esprit,

Je ne contrôle plus les assauts de la horde

Des flots envahissant mon cerveau qui déborde,

Et les vagues d’écume éclaboussant mon lit.

 

Pas d’image, de son, rien qu’une page blanche

Lorsqu’elle m’abandonne au milieu du désert ;

Comment les musiciens donneraient-ils concert

Quand la muse bâillonne un oiseau sur la branche ?

 

Alors prenant pitié de mon grand désarroi

Elle effleure en chantant les cordes de sa lyre ;

Va-t-elle m’inspirer le meilleur ou le pire ?

Ma muse est ma maîtresse et me dicte sa loi !

 

 

 

 

 

Poésie Libérée

                                               Prix Sainte Victoire  

Monsieur Michel CAHOUR, de Venelles dans les Bouches-du-Rhône, pour « Folie »

 

FOLIE.

 

Je suis parfois atteint d’une folie très douce

Qui me fait voir des fleurs sur les champs calcinés

Et des femmes aux yeux noirs que le vent déshabille,

Une folie heureuse où les roses sont belles

Comme des ciels d’argent sur la mer agitée,

Je vois de la beauté dans les choses banales

Et je crée la lumière pour éclairer la pluie.

Je ne veux pas guérir de cette folie-là,

Elle est douce à mon cœur qui se plaît à rêver,

J’oublie le temps morose, la douleur qui revient,

J’oublie le temps qui passe et la mort qui m’attend.

 

 

 

 

 

Poésie Libérée

                                               Prix de Luynes  

Madame Sylvette SIMON, de Chaponnay, dans le Rhône, pour « Une absence».

 

UNE ABSENCE

 

      Ils ont coupé le sapin de l’allée,

     Mon compagnon de tant d’années.

 

         Jusqu’à l’ultime seconde,

Mes yeux se sont abreuvés à longs traits

       De son humble vie végétale.

    J’ai dit adieu au sombre capucin

     A manches raides sous le vent

Et capuchon souvent coiffé de tourterelle,

  J’ai dit adieu à l’arbre sucré des frimas,

Scintillant comme sur une carte de Noël.

 

Ces douces visions blotties dans mon âme,

     Je pensais qu’il suffirait de murmurer

             Mon cher sapin, mon ami

      Pour qu’apparaisse sa photographie

                  Mais au fil des jours,

               L’image devient mirage.

               En vain je tends la main

                Vers un fantôme d’air,

         En vain je dessine la silhouette

            Au fusain de mes souvenirs.

 

           Je n’effleure qu’une absence.

 

Il en est ainsi de mes pensées de jeune fille.

 

  Quand je découvris un brin de muguet

     Dans mon  journal d’adolescente,

   Elles n’en finirent pas de se dérober.

   Je les laissai entre les pages fanées,

         Endormies pour toujours

      Parmi les clochettes jaunies.

 

 

 

 

Poésie Libérée

 

                                               Prix Vauvenargues 

Monsieur Bernard APPEL,  de Dieulouard, en Meurthe-et-Moselle, pour « Bribes d'automne».

 

        BRIBES D'AUTOMNE

 

La brume s'effiloche

          en voiles de dentelle,

                    sur Octobre qui tremble

                              aux pourpres horizons ;

          lumière sans pareille sur la toile du ciel...

 

Le peintre s'émerveille de la rousse saison...

 

          les forêts incendiées,

                   lentement,

                              au grand vent,

                                      se dépouillent...

           Sur le seuil des frileuses clairières,

                      les chemins embourbés,

                               sous l'averse,

                                        s'enrouillent...

 

Oh ! Longs sanglots de feuilles endeuillant les lisières !

 

         Le vieil arbre qui craque,

                 avant la fin du jour,

tend ses bras douloureux vers d'obèses nuages...

                   Quelques fangeuses flaques,

                               posées sur les labours,

           invitent les corbeaux à d'étranges voyages.

 

                    Des pas pressés s'enfuient...

           loin des gris insipides.

                     L'inéluctable nuit,

                              se glisse,

                                       pour le pire,

dans les moindres recoins des campagnes livides.

 

         Octobre,

                   tout chagrin,

                            s'éclipse sans rien dire...

 

 


 

 

Prix « Henri-Bernard ABRAN » Jeunes Poètes de 16 à 18 ans  

Mademoiselle Anouck FERRI,  de Jouques, dans les Bouches-du-Rhône, pour « Les parisiennes».

 

LES PARISIENNES.

 

Sur les pages arrachées à ton vieux carnet noir,

Ton écriture penchée et tes rêves illusoires

Tes chimères noyées dans un verre d’alcool

Tu confies tes secrets au dieu du jeu de rôle

 

Tu racontes qu’aujourd’hui tu t’es encore perdu

Tu n’as jamais aimé, tu n’as jamais vécu

Que pour un seul instant, que ton dieu s’en souvienne

Quand tu as vu son ombre danser en bord de Seine

 

Il ya de ces instants qu’on ne saurait décrire

Des lignes sur les mains de celui qui sait lire

Des talons crève-cœurs de celles qui à jamais

Connaissent de Paris le fabuleux secret

 

Malgré le temps jadis où tu n’écrivais plus

Aujourd’hui tu as aimé, aujourd’hui tu as vécu

Et en un seul instant, que ton cœur s’en méfie

Tu as senti le trouble de son ombre sur ta vie

 

Sur les pages arrachées tu contes cette histoire

Etait-ce il y a mille ans ? Ou était-ce hier soir ?

Car elle était de celles, ton dieu peut bien en rire

Qui savent de leurs yeux appeler un sourire.

 

Alors tu prends la plume et tu écris ces mots

Aujourd’hui bord de Seine j’étais Victor Hugo

J’ai vu valser la belle et Paris dans ses veines

J’ai vu passer la reine de toutes les parisiennes.

 

 


 

 

 

Prix « Petit Prince » Jeunes Poètes de moins de 13 ans   

Mademoiselle Eve BARDY , de Narbonne, Dans l’Aude,  pour  «Une meilleure amie ».

 

 

UNE MEILLEURE AMIE

 

Une meilleure amie,

Ça dure toute la vie,

On peut s’amuser

Et se dire des secrets,

On peut compter sur elle

Et lui dire qu’elle est belle.

 

Elle nous défend quoi que ce soit,

Et c’est bien mieux comme ça.

On se partage des friandises

Et on fait plein de bêtises,

Une meilleure amie c’est amusant,

Même si on se dispute très souvent.

 

Sans elle on ne peut exister,

Sans elle on ne peut pas jouer,

Sans elle c’est la mort assurée.

Sans elle, la vie n’est plus un Paradis,

Sans elle,

On ne peut pas surmonter sa peine.

 

La douleur, je ne la connais pas,

Du temps que ma meilleure amie reste avec moi,

Parce que c’est la moitié de mon cœur,

Et elle reste avec moi,

Chaque heure.

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 16:05

Les roses du cœur

 

 

Aux quatre coins de la tendresse

Embaument d’éternels jardins,

Nos souvenirs font leur richesse

Espoirs et peines pour écrins.

Moi, car longtemps mes yeux badins

N’ont vu que la beauté des choses,

De ses périples enfantins

Mon cœur ne garde que les roses.

 

Qu’elle fut courte ma jeunesse

Près du rivage aux sables fins

Où ricochaient dans l’allégresse

Angélus et chants de marins !

L’âme et le corps se font mutins,

Vient le temps des métamorphoses…

De prudes émois clandestins

Mon cœur ne garde que les roses.

 

Désir, étreinte, une promesse,

Baisers aux douceurs de satins…

Comment vivre sans cette ivresse

De crépuscules en matins ?

S’il n’est point d’amours sans chagrins

Ni d’amitiés sans ecchymoses,

De leurs disettes et festins

Mon cœur ne garde que les roses.

 

envoi

 

Visages de tous chemins,

Je pense à vous paupières closes ;

Des jours qui firent nos destins

Mon cœur ne garde que les roses.

 

 

Maryse Pengrech-Abran

 

 

 

 

 

 


L'aïeule

 

 

 

Aïeule au fin sourire à peine coloré,

Vous mesurez demain, parfois bien solitaire !

La photo de l'époux, sur le buffet ciré,

Fait battre la chamade à votre gorge claire.

 

Quand défaillent vos doigts, sous l'effort, douloureux,

Ne blâmez pas ce corps, source de maux et plaintes,

Voluptueux jadis et qu'un chantre amoureux,

Dans l'ombre, idolâtra sur de folles complaintes.

 

Empreints dans les feuillets de votre vieux missel,

Des cheveux et des fleurs, chaque nuit trop amère,

Cueillent vos souvenirs sur un bleu carrousel

A travers cent saisons où l'amour vous fit mère.

 

 

 

Maryse Pengrech-Abran

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 16:04

Sonnet régulier

 

Voix océanes

 

 

Sous les nuages noirs, l’eau s’enfle et se déchire

Dans le creux des remous arrachés par le vent.

Zeus, en Maître des flots, pour ce ballet mouvant,

Se pare des atours indécents du vampire.

 

Comme un fauve exalté lorsque la proie expire ;

Par dessus l’horizon, au miroir du Levant,

Eole s’époumone en chevalier servant,

Quand la vague au ressac se cabre et se retire.

 

Les Goélands du large en vols majestueux,

Sur les bords incertains du gouffre impétueux,

Glissent dans le fracas  des voix de l’Atlantique.

 

Dans ce tableau parfait que l’écho seul trahit,

Le souffle de la vie aborde le mystique ;

- Le chant de l’océan me berce et m’envahit.

 

 

Henri Bernard Abran

 

 


 


Les goémoniers de Bretagne.

 Giflés par les embruns déferlant du grand large
Des hommes du pays, glaneurs de Goémon,
Semblaient naître du vent revenu d'un autre âge
Dans les pas des chevaux sur les abers bretons.


Sous le fardeau poisseux de la moisson marine
Par les matins d'hiver au bord de l'océan,
Au jusant, on voyait l'ombre de leurs échines,
Se mêler aux reflets de l'horizon mouvant.


Qu'êtes vous devenus paysans de la grève ?
Perdus dans les remous de la modernité
L'empreinte de vos mains dans ce jour qui s'achève
Se mêle en filigrane à l'irréalité.


Qui se souvient de vous dans ce monde virtuel
Mis à part quelques vieux au déclin de leur vie,
La mémoire s'en va sur le flot perpétuel
Et, dans vos cabanons, la table est desservie.

Certains soirs, quand la vague au rivage se meurt,

Bercé par le ressac, on devine un écho

Que le flux enfanté par le silence et l’heure

Fait aux goémoniers sur l’image des eaux.


Henri Bernard Abran

lespoetesdefrance@sfr.fr

En vers contemporains selon le « Le nouveau traité de versification contemporaine » du même auteur.


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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 16:02

Serge TARTAGLIA    

  

LES YEUX OUVERTS

  

Devant l’épouvantail de mes ans qui s’imposent,

Il me reste à ranger mes vieux soldats de plomb,

Autour de mon marqueur des ombres s’interposent,

Je ne vois plus danser de muse ou d’ange blond.

 

J’emprunte le chemin qui conduit à l’abîme,

Je laisse sur ses bords tous ceux que j’ai choisis,

Mes amis, mes mentors, comme l’acte sublime,

D’un aède affecté de ses propos rassis.

 

J’ai marché sur les pas de jeunes Andromèdes,

J’ai trouvé mon Persée et je me suis rendu,

Sa main savait écrire et glisser ses remèdes,

Entre mes doigts ouverts sur son art attendu.

 

Abran s’est imposé pour m’apprendre la rime,

Henri-Bernard c’est toi qui m’a fait dérouler

Le tapis rouge aux mots sans erreur et sans frime,

Et mon imaginaire a pu se révéler.

 

Courir à l’utopie, oser la métaphore,

Transcender ce bonheur toujours mieux calculé,

Éprouver le bon sens et briser cette amphore,

Pour que jaillisse enfin le plaisir constellé.

 

Pour faire qu’avec eux on se serre la plume,

Les deux André d’abord, Françoise et Frédéric,

Qu’on soit saoulé d’humour comme un marteau d’enclume,

Et que chacun s’attache à trouver son déclic.

 

Où le mystère afflue en agitant sans cesse,

Les onguents savoureux d’une plume velours,

Edith apparaît digne aux gestes de princesse,

D’aèdes éblouis par de puissants atours.

 

Elle fait de ses mots un trop-plein de musique,

Solange théâtrale aurait aimé danser,

Avec des anges blonds sur une ode bachique,

D’où s’envolent des vers pour mieux les romancer.

 

Marie-France a l’esprit qui nourrit sa promesse,

Attachée au Morvan de mémoire d’été,

Mireille au cœur profond, si ton absence oppresse,

Nous savourons tes mots jusqu’à l’ébriété.

 

Fuyant les yeux fermés, sous ma charge morale,

Un mystère à deux sous succombe à mon cœur lourd,

C’est ce destin froissé par l’œuvre sidérale,

Qui me pousse à partir, adieu, je serai sourd.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                        JEUNESSE

 

Quand le grand air me rendait ivre,

 Ivre d’espace et de santé,

J’avais au cour l’amour de vivre,

De vivre d’âme et de bonté.

 

C’était le temps de ma jeunesse,

Quand le bonheur avait quinze ans,

Et qu’il passait tout en finesse,

Sur mes ivoires languissants.

 

L’aube apportait son encolure,

A la colline aux yeux ouverts,

Sur le sein nu de sa monture,

Frappait un soleil des enfers.

 

Je la tenait pour partenaire,

De lourds secrets d’adolescent,

Et je faisais mon ordinaire,

De ce théâtre arborescent.

 

Je m’exilais comme un fidèle,

Dans le cœur frais es sapins bleus,

Et, leur cantique pour modèle,

Je composais pour tous les Dieux.

 

Mes laudes sont universelles,

Disais-je au vent frais du matin,

Qui les réchauffe à ses aisselles,

Comme un bon vent républicain.

 

Le mal n’était pas mon domaine,

C’était l’espoir de l’amitié,

Que je vivais à perdre haleine,

Mais dans ce choix rien n’est gagné !

 

Enfin grandi, dans ma carrière,

J’ai retenu bien des leçons,

Des leçons dures, sans manière…

J’en ai encore des frissons !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                               LA FEE

 

La dame en maillot blanc, sur la plage endormie

Et les petits cailloux qui tremblaient de plaisir,

Disait au temps conquis qu’elle était la momie,

D’une farce du ciel qu’on appelait désir.

 

Désir d’être le rêve et l’importante énigme,

Perdue au creux du vent qui revient du passé,

L’empreinte des dieux morts, le dernier paradigme,

Qui nourrit le modèle à son pas cadencé.

 

Digne fleur d’arrogance à promulguer la grâce,

Et toutes les vertus, même pour l’insoumis,

Le chanceux, l’amuseur, qui suit de loin sa trace,

En somme une chanson pour le bien du promis.

 

Un signe de baguette et le destin trébuche,

Voici l’ultime sœur qui le met à genoux,

Dans l’âtre de la vie on remplace la bûche,

Et le tour est joué, le futur est à nous.

 

Comment apprivoiser déité non palpable,

Ton regard si profond sans y croiser la peur,

La dérive soudaine et la source improbable,

Qui vient tacher de sang ta robe de vapeur ?

 

Capable du meilleur mais sans doute du pire,

Ta victoire est pour l’un, mais l’autre, qu’advient-il ?

Tu choisis la pitié pour défaire un empire,

Ta douceur s’évapore en un bûcher subtil.

 

Egoïste tribun, j’implore ta promesse,

Le luxe de sombrer dans la facilité,

A ton bras j’aimerais courir à la grand-messe,

Pour vivre avec les dieux dans la félicité.

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 15:59

                                Anne LAHAYE

 

 

 

Les Femmes de l’ombre

 

 

 

Comme un papillon

que la liberté appelle devant la vitre,

mon coeur se heurte,

ô recherche insensée,

aux insondables souterrains de l'oubli

où toutes ces Femmes sont ensevelies.

 

A l'ombre des convenances et des Grands Hommes,

héroïnes ou artistes, épouses ou amantes

ont tissé les fils éthérés de l'Histoire ;

filles ou soeurs, amies ou mères

ont tricoté la trame du lendemain,

en s'y égarant, transparentes, imperceptibles.

 

Secrètement, la fibre de leurs oeuvres

se brode de motifs douloureux,

marques élégantes d'abnégation

jusqu'à leur vaporeuse dissolution.

 

Ô recherches vaines...

Les lignes des parchemins restent sibyllines,

les reliquaires étrangement vides.

 

Alors, en mémoire,

laissez-moi vous bâtir une cathédrale

dans cet immense nuage blanc.


Sa nef, toute en prismes de lumières

abrite un bel ange blond qui ouvrira,

pour vous, Femmes de l’ombre,

le ciel aux souvenirs prisonniers.

 

Et leurs ailes de vitraux colorés

se déploieront sur le monde

en un éclair de vérité.

 

 

Sarment d’Or

Au 15ème Printemps des Poètes de Sartrouville

2013

 

 


 

SOUVIENS-TOI...

  

de ce moment délicieux,

sous le ciel de notre Provence.

La ruine pierreuse, pigeonnier crevé,

perdue dans les vignes alourdies,

ressemblait à notre rêve inachevé.

Le figuier symbolique nous tendait,

en aumône, ses fruits d’améthyste

parfumés de paradis sucré.

Le jus des mûres barbouillait

nos rires en coloriant nos baisers,

nos confidences toutes en miel de lavande.

Le thym-citron et la menthe poivrée

déclinaient, en joyeuses farandoles,

les senteurs enivrantes de l’été.

Les oiseaux rassemblés

attendaient le départ d’un nouveau voyage,

nous criaient au revoir, agitant leurs regrets.

Côte à côte, nous les regardions s’envoler

leur souhaitant bonne chance,

promettant de les attendre,

sur le chemin des prochaines vacances.

Main dans la main, nous les regardions

disparaître peu à peu dans l’azur satiné.

Souviens-toi... de cet instant sublime,

saveur d’un souvenir enchanté.

Souviens-toi... de cet instant précieux

du bonheur d’une vie à jamais partagée.

Anne LAHAYE

 

 

 

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 15:53

Edith TOULON-MERON 

 

 

 

 

 

                                   PARTAGE

 

 

Ecrire à son propos c’est toujours répéter

Ses formes de lumière, ses ombres et sa beauté,

Redire dans le soir, et chanter au matin

Le clair de ses sentiers, l’espoir de ses chemins,

C’est aller vers sommet, vers une croix promise,

Quand pointe le soleil, lorsque l’aurore irise

Les contreforts jolis que la nature fit,

Lançant au promeneur plus qu’un simple défi,

C’est livrer pour gagner , là-haut, une bataille,

Le temps d’un souvenir, sans qu’aucun ne s’en raille,

C’est rêver, fatigué, et sur pierre assoupi,

Plus aux anges gardiens qu’au sommeil sur bon lit,

C’est vivre et respirer l’air de toute la terre,

Régner sur toute mer effaçant les frontières,

C’est être provençal, et savoir partager,

Afin que nul ne soit, sur son sol, étranger.

 

 

 

 

                                   PLENITUDE

 

Si proche de Cézanne, qui s’en vint l’adopter

Pour l’afficher, mouvante, au fronton des musées,

Si proche et si distante, qu’il dut, près de cent fois,

Reprendre ses contours pour se rendre à ses lois,

Si proche de l’élu qu’elle s’en vient, bleutée,

Se confondre en sa brume aux  fiers matins d’été,

Si proche et si lointaine qu’on pourrait concevoir

Qu’elle hésite, parfois, à se nourrir du noir

Des murs d’une carrière, où l’on a pu la voir

Projetée, malmenée par les accrocs de pierre,

Mais souffrant, avant tout, d’absence de lumière,

Si proche des regards qui, sur elle, se posent,

Qu’on la sent vivre en soi, même paupières closes,

Si proche que l’envie d’aller vers ses sommets

Nous prend, encor, le corps, même le temps passé,

Si proche que l’on peut, contemplant son mystère,

Frôler, un peu, son cœur, comme étoile qu’on serre,

Si proche et si petit que l’on voudrait grandir

Pour toucher à sa croix en se sentant mourir.

 

 

 

 

 

                  PUISQUE JE VOUS AIME  …

 

Signalez-moi tous vos passages,

Crayonnez-moi sur tous vos murs,

Etonnez-moi par vos images,

Régalez-moi de vos œufs durs.

 

Riez de moi dans vos miracles,

Récitez-moi dans vos chansons,

Parlez de moi dans vos oracles,

Gardez-moi dans vos illusions.

 

Rappelez-moi à chaque page,

Conservez-moi à corps perdu,

Tirez sur moi dans vos mirages

Appelez-moi, le cœur à nu.

 

Chassez-moi de vos jours trop roses,

Réservez-moi pour les mauvais

Arrachez-moi, faites une pause,

Abreuvez-moi de vos regrets,

 

Mais, de grâce, ne m’oubliez pas …

 

 

 

 

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